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  • Festival Cacao & Coffee : une célébration des saveurs africaines

    Le « Cacao & Coffee Festival », qui s’est ouvert ce 29 mai sous le thème « Valorisons le cacao et le café de nos terroirs », est un événement incontournable pour toute personne intéressée à découvrir les riches saveurs du cacao et du café africains.

    Pour Hermann Yanka, Directeur du développement au CICC(Conseil interprofessionnel du Cacao et du café), le festival de cette année marque la fusion de deux événements auparavant distincts, le Festi Cacao et le Festi Coffee, qui en étaient tous deux à leur neuvième édition. Le festival combiné vise à mieux informer les producteurs, à stimuler la consommation intérieure de cacao et de café, avec un accent particulier sur les produits camerounais, et à promouvoir le cacao et le café camerounais dans le monde. L’objectif c’est de montrer ce qui est fait à la base pour que le grand public s’intéresse et consomme ce que nous produisons », confie-t-il.

    La foire co-organisée par le ministère du commerce et le Conseil interprofessionnel du Cacao et du café (CICC) regroupe des délégations issues de divers pays africains dont la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Togo, le Libéria, la République Démocratique du Congo, le Ghana et la Guinée.

    Le public intéressé

    Pour ce premier jour du festival, les visiteurs venus nombreux, n’ont pas boudé leur plaisir. Arpentant les couloirs de l’exposition, ils ont pu observer dans un premier temps, diverses variétés de ces produits, fruits du dur labeur des agriculteurs locaux, avant d’en apprécier la saveur dans les stands où la dégustation était offerte. La satisfaction se lisait alors sur leurs visages, «  il est très bon, rien à envier aux chocolats venus d’ailleurs », confie l’un d’eux.

    Une autre visiteuse trouvée en pleine conversation avec un exposant ne cache pas sa satisfaction: « Je suis contente de savoir que les Camerounais eux-mêmes font la production du cacao et du café parce qu’auparavant, ces produits venaient d’Europe. Dans les produits qui viennent de l’étranger, parfois ils nous mettent des produits chimiques qui dégradent notre santé alors que nous-mêmes nous sommes conscients que nous devons utiliser nos produits naturels sans ajouts chimiques ». Sa satisfaction s’explique également, dira-t-elle, par le fait que les produits locaux après transformation reviennent à un prix très abordable tout en permettant à chacun de trouver son compte.

    À la découverte des saveurs étrangères

    Jasmin, l’un des exposants fait partie de la délégation ivoirienne.« Les produits que nous avons ici sont transformés et finis. Nous avons du café moulu, en grain, en capsules, de la liqueur de café, de cacao, de la poudre de cacao et de cacao instantanée », raconte t’il.

    Selon lui, leur objectif est de pouvoir donner au consommateur ce dont il a vraiment besoin et non lui imposer ce qui est sur le marché parce que, affirme-t-il, « le consommateur a tendance à consommer ce qui est disponible, et aujourd’hui notre objectif c’est de donner au consommateur le choix sans modifier son alimentation ».

    Pour les visiteurs qui souhaitent également découvrir ces saveurs du cacao et du café africain, ils ont jusqu’au vendredi 31 mai, date de clôture du festival.

    Aline-Florence Nguini

  • Social and Solidarity Economy on the Move in Africa

    Social and solidarity economy (SSE) stakeholders from across 32 countries in Africa and beyond are meeting in Cameroon to share practices, experiences, policies and visions towards building an inclusive, equitable and solidarity-based and people-centred Pan-African Movement.

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  • Francophonie : les parlementaires africains réunis à Yaoundé

    C’est à l’occasion de la 30e Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie(APF) ouverte ce 28 mai au palais des Congrès de Yaoundé, par le président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Cavaye Yéguié Djibril.

    Au menu de ces trois jours de travaux, deux thèmes, à savoir : “Dialogue politique et fonctionnement des institutions étatiques” et “la diplomatie parlementaire, quelle utilité pour l’Afrique Francophone ? ”. Pour Diarra Raky Talla, vice-présidente du conseil national de transition du Mali, ce sont des thèmes qui cadrent avec la réalité aujourd’hui des pays francophones mais aussi qui cadrent dans l’environnement  mondial.

    La place du dialogue dans la politique

    Dans son discours d’ouverture, Cavaye Yéguié Djibril, est largement revenu sur ces deux thèmes qui constituent les principaux axes de réflexion. Ainsi, s’agissant du thème sur le dialogue politique et le fonctionnement des institutions étatiques, le président de l’Assemblée nationale (PAN) dira qu’il s’agit d’un thème d’une importance capitale dans une Afrique aux incessants soubresauts politiques. 

    Pour lui, ici comme ailleurs, « le dialogue est le catalyseur de tout fonctionnement harmonieux des institutions. Il est le passage obligé de toute sortie de crise dans les Etats. Il est ce que j’appellerais le fonds de vérité qui permet aux peuples, qu’au terme d’un dialogue, sur la base d’une majorité ou du fait d’un consensus, ils puissent se doter d’une Constitution, la Loi Fondamentale, acceptée par tous ». Ce qui ouvre la voie, a-t-il affirmé, à la mise en place des institutions viables pour réguler la vie de l’Etat.

    Il prend ainsi l’exemple du Cameroun, pour relever deux grands moments, à savoir la Tripartite de 1993 ayant favorisé la mise sur pied de nouvelles institutions telles que le Sénat, le Conseil Constitutionnel et les Régions. Puis, le Grand Dialogue National qui a apporté, entre autres, une impulsion nouvelle au développement des collectivités territoriales décentralisées ainsi qu’un élan de solidarité, s’agissant notamment de la reconstruction de certaines régions en crise au Cameroun.

    La diplomatie parlementaire et l’Afrique francophone

    Aucun Etat au monde ne pouvant vivre en autarcie et « une seule main ne pouvant attacher un fagot de bois », le PAN a fait comprendre à l’assemblée ainsi constituée que face aux questions et défis de l’heure, il est nécessaire que les décideurs d’une région donnée puissent se mettre ensemble afin d’harmoniser leurs points de vue pour aller affronter, dans une assemblée générale planétaire, les autres regroupements. C’est dans cette perspective que l’APF apparait, selon lui, autant sur un plan régional que planétaire, comme étant une vaste assemblée où les acteurs ont à cœur de défendre ou de promouvoir en commun, les intérêts des peuples qu’ils représentent.

    D’où les multiples attentes des participants à ces assises. Adamou Nkoupit, parlementaire Camerounais dit ainsi espérer des « résolutions fortes qui permettent de renforcer la diplomatie parlementaire et la contribution de nos parlements dans le fonctionnement harmonieux des institutions républicaines ». De son côté, Diarra Raky Talla, vice-présidente du conseil national de transition du Mali espère que ces assises participeront au maintien du dialogue entre les gouvernants et les gouvernés à travers le parlement qui est le représentant des populations pour asseoir une vision commune dans la cohésion.

    Soulignons la présence à cette cérémonie d’ouverture de Francis Drouin, Président de l’APF, des membres du gouvernement conduits par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, l’ensemble du corps diplomatique ainsi que les Parlementaires des deux Chambres.

    Aline-Florence Nguini

  • Kikot-Mbebe Hydro Power Company Gets New Director General

    The new Director General of the Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), Christophe Avognon, is set to begin work.

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  • Festicocoa and Festicoffee become Cacao & Coffee Festival

    The first edition of the Cacao & Coffee Festival will hold from 29th to 31st May 2024 in Yaounde and Douala. 

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  • International Cycling Tour of Cameroon : Race Returns to Far North Region 12 years After

    The 20th International Cycling Tour of Cameroon will take place from 30th May -9th June 2024, beginning in the Far North Region of the country.

    The race is coming back to the Far North region of the country after 12 years of suspension owing to security reasons.

    This comeback also doubles as an innovation as the competition will begin in the Far North region before moving to other regions. Cyclists will run through six regions of the country, covering a total distance of 1002.3km. At the end of the 9th lap, the winner will be handed the yellow jersey in Yaounde.

    Participating teams

    A total of nine teams from Cameroon,  France, Holland, Algeria, Morocco, Senegal, Côté d’Ivoire and Burkina Faso will take part in 20th International Cycling Tour of Cameroon.

    Cameroon will be represented by 12 cyclists from two teams. Six of the cyclists ; Kamzong Abossolo Clovis, Tella Artuce, Kuéré Nounawé Rodrigue, Kossoko Sadikou Jérémie, Atchetkuenyinyi Aurélien and Fotsing Claude Harold are from SNH Vélo Club. They will be supervised by Martinien Tega.

    Six other cyclists ; Tientcheu Michel Boris, Njonkoué Ivan, Mekem Tsakou Jordan, Ngueguim Stève Auriol, Chofor Fabrice, and Fouafack Bertol who make up the Cameroon National Cycling Team will take part in the race under the supervision of Feutsa Lucas.

    Cameroonian cyclists and their supervisors have been in Maroua  for close to a week, awaiting the commencement of the race.

    Itinerary of  the Tour

    The itinerary of the International Cycling Tour of Cameroon was disclosed on 11th May during an Executive Board Meeting of the Cameroon Cycling Federation (FECACYCLISME) in Yaounde.

    All nine participating teams, will take part in the nine-lap race. The Minister of Sports and Physical Education, Prof. Narcisse Mouelle Kombi will preside over the ceremony to present the participating teams at the Maroua  ceremonial ground on 30th May 2024.

    The first lap of the race will be run between Maroua-Mora-Maroua with cyclists covering a distance of 131km on 31st May 2024. On 1st June, cyclists will take part in the second lap  from Figuil – Garoua on a distance of 102.7km. The third lap will be a close circuit race within Garoua on 2nd June. To complete this lap, cyclists will cover a distance of 97.2 kilometres. 

    On 3rd June, the cyclists will travel from the Far North to the West region ahead of the fourth lap to be run from Bangangte-Foumbot-Bafoussam covering a distance of  83km on 4th June . The Fifth lap will be from Bafoussam-Dschang-Nkongsamba on a distance of 120km on 5th June. The six lap,  Douala-Limbe-Douala will cover a distance of 120km on 6th June.

    The Seventh lap, Douala-Pouma, covers a distance of 101km to be run on 7th June. Cuclists will then take part in the penultimate lap from Yaounde-Ngomedzap covering a distance of 95km on 8th June. The final lap will be run from Ngoulmakong to Yaounde on a distance of 108km on 9th June.

    French born, Max MICHAUD is the president of race commissioners for the 20th International Cycling Tour of Cameroon, appointed by the International Cycling Union (UIC).

    Preparations for the grande sports event are intensifying in Maroua ahead of the ceremony to present the participating teams on 30th May.

    Kathy Neba Sina

  • Djoodo : La Révolution de la Sécurité Personnelle et des Biens au Cameroun

    Dans un monde où la sécurité des biens et des personnes est constamment menacée, une solution innovante camerounaise fait son chemin : Djoodo. Présentée au journal de 20h30 de la CRTV le vendredi dernier, cette application mobile unique se positionne comme un indispensable du quotidien pour tous les Camerounais.

    Djoodo est bien plus qu’une application ; c’est une communauté en croissance, une famille soudée par le désir commun de vivre dans un environnement plus sûr. En permettant à ses utilisateurs d’enregistrer les identifiants uniques de leurs biens – que ce soient des documents personnels, des équipements électroniques, ou des véhicules – Djoodo offre une tranquillité d’esprit inégalée. Perdre un document important peut être un désastre administratif et personnel, mais avec Djoodo, retrouver ce qui vous appartient n’est qu’à quelques clics.

    L’application ne se limite pas à la récupération des objets perdus ou volés. En effet, en vérifiant l’authenticité des équipements électroniques avant tout achat, Djoodo aide à prévenir les situations où de simples citoyens se retrouvent involontairement en position de receleurs. Cette transparence renforce non seulement la confiance dans les transactions, mais protège également l’économie locale et la justice.

    A lire également : Assurances: le nouveau siège de l’école de formation inauguré

    Actuellement disponible exclusivement sur Google PlayStore, Djoodo promet d’étendre sa portée avec une version attendue sur AppStore dans les semaines à venir. Cette mise à jour inclura également une fonctionnalité avant-gardiste pour la sécurité des personnes : TaxiTrace. Consciente des risques croissants d’agressions et de kidnappings dans les taxis, Djoodo introduira une option permettant d’enregistrer les détails des taxis, renforçant ainsi la sécurité des trajets pour tous les Camerounais.

    L’invitation est lancée : rejoignez la communauté Djoodo, et faites partie des pionniers qui choisissent d’agir pour leur sécurité et celle de leur entourage. Ensemble, nous pouvons construire un Cameroun plus sûr, où chaque personne a le pouvoir de protéger ce qui lui est cher. Téléchargez Djoodo aujourd’hui, et commencez votre voyage vers une tranquillité d’esprit durable.

    C’est une époque où la technologie offre de nouvelles solutions aux défis de notre quotidien. Djoodo est à la pointe de cette révolution, armant chaque Camerounais contre les pertes et les vols d’une manière moderne et efficace.

  • Assurances: le nouveau siège de l’école de formation inauguré

    C’était ce 24 mai à Yaoundé au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

    L’édifice flambant neuf, de l’Institut international des assurances (IIA) de Yaoundé à Mfandena a donc accueilli du beau monde à l’occasion de cette cérémonie d’inauguration couplée à la cérémonie marquant le cinquantenaire de cet Institut, qui est selon le ministre des Finances, le pionnier en matière de formation des cadres d’assurances en Afrique noire francophone.

    Caractéristiques  de l’ouvrage

    La formation de ces cadres d’assurances se fera donc désormais dans un cadre plus propice. Selon le Directeur général de cet établissement, Odon Bolarinwa Koupaki, le site, objet de toutes les attentions aujourd’hui, est le troisième de cette structure après des locaux provisoires occupés au quartier Melen puis au quartier Nylon à Bastos. Il s’agit, pour l’architecte de l’édifice, d’une structure bâtie sur un site de 15 395 m2 gracieusement offert par l’Etat, et composé de cinq blocs: un espace pour enseignants, un autre pour l’administration, un bloc consacré aux résidences pour étudiants, des espaces sportifs et autres installations. 

    La construction de cet édifice, précise l’architecte, a également pris en compte la présence au sein de ce campus de personnes à mobilité réduite. C’est ainsi que l’on note par exemple la présence d’un ascenseur dans le bloc administratif. Des 86 chambres d’étudiants que compte l’institut, 4 sont également destinées aux personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, apprend-t-on, des aspects techniques ont été incorporés dans cette architecture « sobre » en dotant les bâtiments d’infrastructures nécessaires pour un approvisionnement permanent en eau et en électricité. L’institut situé sur la rue lycée bilingue-stade omnisports compte également entre autres: un amphithéâtre d’une capacité de 200 places, un gymnase, un foyer, une salle de jeux et un terrain multisports.

    Objectifs  à atteindre

    En saluant la réalisation de ce « bel édifice », le ministre Louis Paul Motaze a fait état de ses attentes. D’abord aux responsables, étudiants ainsi qu’aux parties prenantes à l’entretien. Il a demandé de faire un bon usage des locaux, afin de maintenir le flambeau haut et permettre à l’édifice de conserver son lustre actuel. Aux responsables particulièrement, il demandera la réalisation des projets phares que l’institut s’est lui-même assignés.

    Il s’agit entre autres, selon le directeur général, Odon Bolarinwa Koupaki, de:

    -la numérisation des enseignements et documents comme les rapports de stages et autres mémoires;

    -le remodelage de la salle de lecture avec un espace bibliothèque plus convivial et moderne;

    -la sécurisation des diplômes;

    -la mise en place d’une cellule de recherches avec l’appui d’éminents professeurs d’universités; 

    -la consolidation du partenariat avec l’Agence internationale de la Francophonie pour diverses réalisations.

    Toutefois, Odon Bolarinwa Koupaki a dit compter sur l’apport des Etats-membres (Benin, Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte-d’Ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et le Togo), afin de permettre à l’Institut International des Assurances, de remplir sereinement toutes ses missions.

    Aline-Florence Nguini

  • Yaoundé capitale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

    Le président de la section camerounaise de cette instance, le député Hilarion Etong, a donné un point de presse ce 24 mai à Yaoundé pour rassurer les différents acteurs que tout est fin prêt pour l’événement prévu du 28 au 30 mai 2024.

     

     

    Faire de la 30e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), un succès. C’est l’objectif de la section camerounaise de cette organisation. En effet, sur le plan diplomatique, il s’agit d’un privilège d’accueillir ces cadres de réflexion de haut niveau. Deux principales thématiques seront au centre des échanges:

    – le recours au dialogue politique et fonctionnement des institutions,

    – la diplomatie parlementaire, quelle utilité pour l’Afrique francophone ?

    Selon le président de la section camerounaise de l’APF et par ailleurs 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Hilarion Etong, « la 30e Assemblée régionale Afrique de l’APF se tient dans un contexte parlementaire nouveau au Cameroun avec l’avènement du Sénat ». Ce sera donc l’occasion pour le Parlement camerounais de tirer avantage du partage d’expertises avec les participants de la vingtaine des délégations de l’Afrique francophone attendus pour cet événement. 

    Coopération entre le Parlement camerounais et l’APF

    Le président de la section camerounaise de l’APF a souligné que « la coopération entre le Parlement camerounais et l’APF est riche et diversifiée ». Hilarion Etong a rappelé pour se réjouir que l’organisation a contribué à la modernisation du système de retransmission des informations, avec en particulier la mise en place de la Web TV de l’Assemblée nationale du Cameroun. L’APF est également aux côtés du Parlement camerounais pour la formation et le renforcement des capacités du personnel. Dans cette optique, l’APF en collaboration avec l’université Senghor d’Alexandrie a organisé un séminaire à Yaoundé en faveur des députés et sénateurs camerounais, en octobre 2022.

    APF en quelques mots

    Créée à l’initiative de l’écrivain et homme d’Etat sénégalais, Leopold Sédar Senghor, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie est une instance de débats et d’échanges. Elle promeut la démocratie, le respect des droits de l’Homme, la paix et la prévention des conflits. En plus, elle adopte des résolutions sur des sujets interessant la communauté francophone dans le domaine politique, économique, social, culturel, éducatif et environnemental.

    Collaborateurs du président APF

    L’Assemblée nationale du Cameroun fait partie des membres fondateurs de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie les 17 et 18 mai 1967 au Luxembourg. C’était sous la conduite du président Marcel Marigoh Mboua.

    Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)

  • Mahamat Idriss Déby Itno investi président de la République du Tchad

    Le 1er président de la 5e République a prêté serment au cours d’une audience solennelle ce 23 mai 2024 au palais des arts et de la culture à N’Djamena.

     

    Une nouvelle page s’ouvre pour le Tchad ce jeudi. Le président élu Mahamat Idriss Déby Itno vient d’être investi président de la République au cours d’une audience solennelle au palais des arts et de la culture à N’Djamena. Après avoir prêté serment, le chef de l’État a invité à l’unité tous les Tchadiens vivant au pays et à l’étranger. « Désormais, je suis le président du Tchad, le président des Tchadiens de tous les horizons et de toutes les sensibilités. Nous voulons tous un avenir radieux pour notre pays et tous ensemble, nous y parviendront Dieu voulant » a-t-il déclaré. 

    Priorités du président de la République

    Lors de sa prestation de serment, Mahamat Idriss Déby s’est présenté comme un homme d’action. Pour lui, il n’y a plus de temps à perdre face aux nombreux défis à relever. Ainsi, il a indiqué quelques priorités de son quinquennat. 

    « La priorité dans nos prochaines actions sera accordée aux questions liées au développement socio-économique en vue de porter à des paliers supérieurs le niveau de bien-être de nos compatriotes. À cet effet,  70% des dépenses publiques seront consacrées à l’amélioration de l’accès à l’éducation, à l’eau, à la santé, à l’énergie et à la souveraineté alimentaire » a-t-il souligné. Le président de la République entend également accorder une priorité au logement décent. « C’est pourquoi je mettrai l’accent sur l’habitat qui est le besoin premier de tout foyer » a-t-il relevé. 

    Autres priorités

    Comme annoncés lors de sa campagne électorale, Mahamat Idriss Déby est déterminé à booster les deux piliers de l’économie tchadienne que sont l’agriculture et l’élevage. « J’entends insuffler une véritable dose de modernisation dans notre mode de production dans ces deux secteurs. Pour ce faire, nous mettrons en place des réformes et des financements pour accroître la productivité à travers la mise en place d’une caisse nationale dédiée. L’objectif ultime de cet effort vise l’atteinte de la souveraineté alimentaire que nos compatriotes appellent de tous leurs vœux » a-t-il précisé. Aussi le président de la République annonce-t-il la modernisation de l’exploitation du bétail, la densification du réseau routier et l’amélioration de  l’offre sanitaire. « Je vais continuer à œuvrer pour un système de santé plus efficace, proche du patient et ses besoins. La gratuité des soins essentiels pour la mère et l’enfant sera garantie. La construction des hôpitaux et des centres de santé sera poursuivie avec l’objectif d’un hôpital de district par département » a-t-il confié. 

    Mahamat Idriss Déby mise aussi sur une réforme du système éducatif. « Je procèderai à la mise en place d’une approche éducative qui allie le savoir et le devoir qui consiste à faire de chaque apprenant un citoyen modèle. Je propose de faire de l’éducation la pierre angulaire de mon contrat avec les Tchadiens » a-t-il mentionné. En effet, le président de la République souhaite transformer le système éducatif tchadien actuel en un modèle de référence, un système qui prépare la jeunesse à relever les défis de développement du pays. Cette réforme s’étend à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. « La formation qui sera dispensée aux jeunes sera en total adéquation avec les besoins réels du marché de l’emploi » a affirmé Mahamat Idriss Déby. Par ailleurs, il a annoncé des promotions pour les femmes et les jeunes compétents dans la fonction publique.

    Paul Atanga Nji, ministre camerounais de l’Administration territoriale aux côtés du président de la République du Tchad

    Le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji a représenté le président de la République Paul Biya à cette cérémonie d’investiture. 

    Mahamat Idriss Déby a été élu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 6 mai 2024 avec 61,03 % des voix. 

    Dieudonné Zra (@zra_dieudonne)