Catégorie : Infos

  • Mondial féminin U-20 : le Nigeria, seul rescapé africain, arrache sa place en 8ès de finale

    Mondial féminin U-20 : le Nigeria, seul rescapé africain, arrache sa place en 8ès de finale

    Bénin et Tanzanie recalés dès leurs grandes premières, le Ghana éliminé par la France. Trois des quatre représentants africains ont chuté dès la phase de groupes de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026. Seul le Nigeria a résisté à l’hécatombe et décroche son ticket pour les huitièmes de finale.

    L’Afrique rêvait grand pour cette 12e édition du Mondial féminin U-20, disputée en Pologne du 5 au 27 septembre 2026. Dès le tirage au sort effectué à Łódź le 15 mai dernier, la Confédération Africaine de Football (CAF) prévenait que ses quatre représentants ( Nigeria, Ghana, Bénin et Tanzanie ) hériteraient de groupes « aussi relevés qu’ambitieux ». Un pronostic qui s’est vérifié à la lettre : le continent repart avec un seul rescapé sur quatre. Le Bénin et la Tanzanie, venus découvrir la compétition pour la toute première fois de leur histoire, ont vite déchanté. Le Ghana, lui, a longtemps résisté avant de plier. Seul le Nigeria, présenté par la CAF comme « la nation africaine la plus titrée et la plus expérimentée dans les compétitions féminines de jeunes », a tenu son rang et validé son billet pour le tour suivant.

    Tanzanie : trois matches, trois lourdes défaites

    Classées dans le Groupe B avec le Brésil, le Canada et l’Angleterre , les Twiga Stars n’ont jamais existé, malgré une résistance de courte durée lors du premier match. Menées par le Brésil, elles avaient égalisé sur penalty grâce à Winfrida Gerald avant la pause, avant de céder en seconde période (défaite 4-1). Puis une nouvelle défaite 5-1 face à l’Angleterre, avant une dernière humiliation 6-0 contre le Canada : les Tanzaniennes quittent la Pologne sans le moindre point, pour une première expérience mondiale à oublier vite.

    Ghana : un sursaut d’orgueil qui n’aura pas suffi

    Versées dans le Groupe C aux côtés de la France, de la République de Corée et de l’Équateur, les Black Princesses, habituées de la compétition, visaient une qualification historique. Le début de tournoi a pourtant été rude : une lourde défaite d’entrée 0-3 face à l’Équateur, qui a compliqué d’emblée leurs plans. Mais le Ghana a su réagir avec caractère en battant la Corée du Sud 3-1 lors de la deuxième journée, ravivant l’espoir d’une qualification. Il fallait cependant l’emporter, ou au moins ne pas perdre, face à la France lors de l’ultime match. Les Ghanéennes ont longtemps résisté aux assauts des Bleuettes, mais ont fini par céder en seconde période : Clara Bertrand a ouvert le score à la 54e minute, avant que Justine Rouquet ne double la mise, puis qu’Ornella Graziani ne transforme un penalty. Défaite 0-4 qui met fin au parcours ghanéen dès la phase de groupes, malgré cette belle victoire contre les Sud-Coréennes.

    Nigeria : seul contre tous, le sauvetage in extremis des Falconets

    Et puis il y a le Nigeria. Seul, unique, dernier représentant d’un continent entier à avoir survécu à la phase de groupes – une performance qui prend une tout autre dimension à la lumière de l’échec collectif du Bénin, de la Tanzanie et du Ghana. Présenté par la CAF elle-même comme « la nation africaine la plus titrée et la plus expérimentée dans les compétitions féminines de jeunes », le Nigeria portait déjà, avant même le coup d’envoi, l’étiquette de meilleure chance de médaille du continent. Versées dans le Groupe F avec l’Espagne, la Chine et la Nouvelle-Calédonie, les Falconets savaient dès le tirage au sort qu’un « choc » les attendait face aux Espagnoles.Le chemin n’a pourtant rien eu d’une formalité. Battues d’entrée 0-2 par l’Espagne, elles s’étaient accrochées à un match nul 0-0 contre la Chine pour rester en vie, dos au mur avant l’ultime journée du groupe.Face à la Nouvelle-Calédonie, il n’y avait qu’une issue possible : gagner, et bien gagner. Le Nigeria n’a laissé planer aucun doute : une démonstration de 10 buts à 1, portée par un triplé de Ramotalahi Kareem, élue joueuse du match. De quoi valider la qualification pour les huitièmes de finale en terminant deuxièmes du groupe – et surtout offrir à l’Afrique son unique billet pour la suite du tournoi.

    Un bilan continental en demi-teinte, sauvé par le Nigeria

    Trois éliminations dès le premier tour, un seul qualifié : le compte est cruel pour l’Afrique à l’issue de cette phase de groupes. Sans l’exploit nigérian, c’est un continent tout entier qui aurait quitté la Pologne dès le premier tour. Les Falconets portent donc, seules, la lourde responsabilité de représenter l’Afrique dans la suite du tournoi – un fardeau qu’elles ont déjà commencé à porter avec panache.

    Carmen Olivia BILE

  • SPORT,Football : Championnes d’Afrique, les Lionnes Indomptables s’arrachent sur le marché des transferts

    SPORT,Football : Championnes d’Afrique, les Lionnes Indomptables s’arrachent sur le marché des transferts

    Championnes d’Afrique pour la première fois de leur histoire, les Lionnes Indomptables du Cameroun vivent un été et une rentrée hors norme sur le marché des transferts. Entre signatures en National Women’s Soccer League (NWSL), en Serie A, en Liga F ou en Süper Lig turque, et fidélités récompensées dans les clubs qui les ont révélées, tour d’horizon complet du mercato camerounais version football féminin.

    Un été de folie

    après le sacre au MarocLe 17 août 2026, à Rabat, le Cameroun décrochait son premier titre de Champion d’Afrique de football féminin, dominant le Malawi (3-0) en finale après trois échecs successifs au même stade de la compétition. Un sacre qui a immédiatement dopé la cote des Lionnes Indomptables sur le marché des transferts : en quelques semaines, pas moins de cinq internationales ont changé de club, entre l’Europe et les États-Unis.

    Christiane Kiki Meva pose ses valises au Portugal

    L’attaquante Christiane Kiki Meva (18 ans), formée au FC Ebolowa en Guinness Super League, a rejoint le SC Torreense, club portugais qui découvre cette saison la Ligue des champions féminine. Contrat de trois saisons pour la jeune buteuse, déjà décisive avec les A face au Nigeria en match amical et présente au stage de préparation de la CAN à Odza en juin dernier.

    Maëva Nyadjou file en (NWSL) National Women’s Soccer League

    Meilleure jeune joueuse de la CAN féminine 2026 et titulaire du sacre camerounais, la défenseure Myriam Maëva Nyadjou (19 ans) a signé, le 3 septembre 2026, un contrat courant jusqu’en 2029 avec le Kansas City Current, en National Women’s Soccer League. Révélée à Amazone FAP à Yaoundé, elle avait été élue meilleure jeune joueuse du tournoi et intégrée au onze type de la compétition, après avoir notamment inscrit le but de la victoire, sur coup franc, face au Nigeria.

    Colette Ndzana et Marie Gisèle Ngah Manga réunies à Fenerbahçe

    Deux Lionnes, un même club, un derby stambouliote comme fil rouge. Attaquante décisive du sacre camerounais, meilleure joueuse de la finale, Marie Gisèle Ngah Manga a quitté Galatasaray, où elle avait explosé avec 27 buts la saison passée, pour s’engager avec le rival Fenerbahçe pour deux saisons, jusqu’en 2028. Quelques semaines plus tard, sa coéquipière et capitaine des Lionnes, Colette Ndzana, a fait le chemin inverse depuis Dijon pour la rejoindre à Fenerbahçe, avec un contrat d’un an.

    Nina Soufiya Ngueleu s’envole pour la Lazio

    Ancienne formée du Paris Saint-Germain, l’attaquante Nina Soufiya Ngueleu (21 ans) quitte Montpellier, où elle évoluait depuis 2023, pour la Lazio Rome. Le club romain a officialisé son arrivée en la présentant comme une pièce offensive polyvalente, fraîchement sacrée championne d’Afrique avec les Lionnes.

    Lys Tiwa, le Ballon d’Or camerounais, tente l’aventure espagnole

    Meilleure buteuse et meilleure joueuse de la dernière Guinness Super League avec le champion en titre Lekié Football Filles, Lys Fraîche Tiwa (18 ans) a rejoint la Liga F espagnole. Le club de Costa Adeje Tenerife (Tenerife Femenino) l’a présentée comme l’une des grandes promesses du football féminin camerounais, à 22 buts inscrits la saison passée. Une première expérience hors du Cameroun pour celle qui n’avait pourtant pas été retenue par la sélectionneuse Valentine Nguele pour la CAN féminine au Maroc.

    Les dossiers bouclés avant même le sacre continental

    Certains transferts majeurs de joueuses camerounaises avaient été actés avant même le début de la CAN féminine 2026, posant les bases d’un été retentissant pour le football féminin national.

    Monique Ngock, la révélation de la CAN, avait déjà signé à Washington

    Élue meilleure joueuse de la CAN féminine 2026, la vice-capitaine des Lionnes Indomptables Monique Ngock avait en réalité bouclé son transfert avant le tournoi : dès le 9 juillet 2026, le Washington Spirit annonçait sa signature en NWSL jusqu’en 2028, en provenance du FC Fleury 91 (France), après un premier passage remarqué au Stade de Reims où elle avait reçu le trophée NXGN Nine des jeunes talents les plus prometteurs.

    Naomi Eto, du PSG à Sassuolo… et désormais au Denver Summit FC

    Signée par le Paris Saint-Germain dès septembre 2025 pour deux saisons, puis aussitôt prêtée à l’US Sassuolo en Serie A italienne (22 apparitions, 3 buts, 1 passe décisive), Naomi Eto (21 ans) a confirmé tout son potentiel avec un but et deux passes décisives lors du sacre continental des Lionnes. C’est désormais officiel : selon l’annonce du club américain relayée par Yahoo Sports, l’attaquante camerounaise a quitté le PSG pour s’engager avec le Denver Summit FC, nouveau venu en NWSL, pour un contrat courant jusqu’en 2027 assorti d’une année en option, contre une indemnité de transfert non communiquée. Elle rejoindra son nouveau club dès réception de son visa P-1.

    Fidélité récompensée : elles ont prolongé avec leur club

    Toutes les Lionnes ne prennent pas le large. Plusieurs internationales camerounaises ont choisi de poursuivre l’aventure là où elles ont construit leur carrière.

    Suzie Mbiandji reste fidèle à la Turquie

    La milieu de terrain Suzie Mbiandji (21 ans), arrivée en 2025 après un passage en Arabie saoudite, a prolongé son contrat avec Yüksekova Spor jusqu’en juin 2027. Formée à Authentic Ladies au Cameroun, elle s’est imposée comme une pièce maîtresse du dispositif tactique de son équipe en Süper Lig féminine turque.

    Gabrielle Aboudi Onguéné, la doyenne toujours fidèle au CSKA Moscou

    À 37 ans, l’attaquante Gabrielle Aboudi Onguéné incarne la longévité et la fidélité : arrivée au CSKA Moscou en 2017, elle continue d’y évoluer neuf saisons plus tard, cumulant plus de 110 apparitions sous ce maillot tout en restant l’une des cadres des Lionnes Indomptables, avec qui elle a décroché son premier titre continental cet été.

    Un été qui change la donne pour le football féminin camerounais

    Entre exportations vers les grands championnats européens et américain, et fidélités payantes dans des clubs qui ont su faire confiance à leurs pépites, ce mercato 2026 confirme une chose : le football féminin camerounais, longtemps resté dans l’ombre, s’impose désormais comme un vivier convoité à l’échelle mondiale.

    Carmen Olivia BILE

  • Enseignement privé de base : l’État durcit le contrôle des établissements

    À l’approche de la rentrée scolaire 2026/2027, le secteur de l’enseignement privé de base fait l’objet de nouvelles mesures de contrôle. Réunie les 17 et 18 août 2026 à #Yaoundé sous la présidence du ministre de l’Éducation de base, Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, la 21ᵉ session a débouché sur deux mesures fortes : la fermeture de 803 établissements clandestins et la suspension, pour trois mois renouvelables, de la création de nouvelles écoles primaires privées.

    Cette décision traduit la volonté des pouvoirs publics d’assainir un secteur confronté à plusieurs dysfonctionnements. Les 803 établissements concernés sont répartis dans six régions du Cameroun : l’Adamaoua, le Centre, l’Est, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Ils ont été fermés pour exercice clandestin de leurs activités et manquements graves aux dispositions légales et réglementaires. Les établissements visés ne pourront reprendre leurs activités qu’après régularisation de leur situation administrative et sur instruction du ministre de l’Éducation de base.

    Assainir avant d’autoriser

    Le ministère de l’Éducation de base justifie cette suspension par plusieurs irrégularités constatées dans le secteur. Dans une correspondance signée le 10 août 2026, le Minedub évoque notamment la précarité de certaines infrastructures, le non-respect des normes pédagogiques et la circulation de faux arrêtés. La période de suspension doit ainsi être consacrée à l’assainissement du secteur, en collaboration avec les fondateurs et les organisations de fondateurs d’établissements privés. Au-delà de ces mesures, la Commission a recommandé une révision et une actualisation du cadre réglementaire de l’enseignement privé, notamment avec l’intégration de la dématérialisation.

    Une rentrée sous surveillance

    À travers ces mesures, l’État entend renforcer la transparence, améliorer la qualité des apprentissages et mieux encadrer les établissements privés. En juillet 2024, 722 établissements non conformes avaient déjà été fermés. Le secteur de l’enseignement privé de base devra désormais s’inscrire dans un cadre plus strict, avec la perspective d’aller vers le régime de l’autorisation préalable. Cette réforme prévoit qu’un opérateur ne pourra débuter son activité qu’après avoir obtenu un document officiel de l’État, alors que l’enseignement privé est actuellement régi par le régime de la déclaration.

    Rosalie Abeng (stagiaire)

  • 64e Journée de la femme africaine : les femmes mobilisées pour un assainissement sûr et des communautés en paix

    64e Journée de la femme africaine : les femmes mobilisées pour un assainissement sûr et des communautés en paix

    Le Cameroun a célébré la 64ᵉ édition de la Journée de la femme africaine, placée sous le thème « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communes en paix et de meilleures conditions de vie ». Organisée sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), cette célébration a réuni des délégations de plusieurs pays, des membres du gouvernement, des partenaires au développement et des organisations de la société civile.

    En prélude à la célébration officielle, la première édition du Global Africa Women’s Summit (GLAWOS) a offert un cadre d’échanges sur le leadership féminin, l’autonomisation économique, la gouvernance et la paix. Les travaux ont abouti à plusieurs recommandations en faveur d’une meilleure participation des femmes aux instances de décision, du renforcement de leur autonomisation et de leur implication dans les politiques d’assainissement et de développement. Une journée culturelle a également permis de mettre en valeur le patrimoine des pays d’Afrique centrale à travers des expositions, des prestations artistiques, des défilés en tenues traditionnelles et des découvertes gastronomiques.

    Un appel à renforcer l’engagement des femmes

    Lors de la cérémonie officielle, les intervenants ont souligné le rôle essentiel des femmes dans la promotion de l’hygiène, de la salubrité, de la paix et de la cohésion sociale. Ils ont rappelé que l’assainissement constitue un levier important pour améliorer les conditions de vie des populations. Au micro de CRTV Web, plusieurs participantes ont salué la qualité des échanges et réaffirmé leur engagement à mettre en pratique les enseignements reçus dans leurs communautés.

    Instituée en 1974, la Journée de la femme africaine est célébrée chaque 31 juillet afin de promouvoir la contribution des femmes au développement du continent. Cette 64ᵉ édition aura réaffirmé leur rôle central dans la construction de communautés plus propres, plus paisibles et plus résilientes.

    #JouneeDeLaFemmeAfricaine

    Manuela Ombolo

  • Forum des Programmes 2026 : la CRTV repense son offre à l’ère du “Digital First”

    Au terme de la plénière de restitution le 22 juillet, consacrée à l’avenir de l’audiovisuel public, les six ateliers thématiques du Forum des Programmes CRTV 2026 ont formulé plusieurs recommandations. Elles portent notamment sur l’innovation éditoriale, la transformation numérique, la production de contenus multiplateformes, l’élaboration d’une charte d’interactivité, la valorisation des langues nationales, l’adaptation des programmes aux nouveaux modes de consommation des médias et le renforcement de l’attractivité de la CRTV. Autant d’orientations destinées à accompagner la modernisation de l’entreprise publique.

    Après deux jours de réflexion, les participants ont remis une feuille de route qui servira de base aux futures réformes. Les recommandations seront examinées par le Conseil d’administration de la CRTV. Le ministre de la Communication, par ailleurs président de cette instance, René Emmanuel Sadi, a assuré qu’elles bénéficieront de toute l’attention nécessaire. Dans son allocution de clôture, il a rappelé que leur mise en œuvre devra concilier trois exigences majeures : préserver la mission de service public et la vocation éducative de la CRTV, accompagner les politiques publiques et garantir la viabilité économique de l’entreprise dans un paysage médiatique en constante évolution.


    Vers une production de contenus adaptée aux nouveaux usages

    L’une des recommandations est de faire évoluer la stratégie de production des contenus. Les participants proposent de concevoir des programmes pensés dès leur création pour une diffusion simultanée à la radio, à la télévision, sur le web et sur les réseaux sociaux. Cette approche vise à mieux répondre aux nouveaux usages des publics et à renforcer la présence numérique de la CRTV.

    Les travaux préconisent également la mise en place d’une charte d’interactivité afin de mieux organiser les échanges avec les publics sur l’ensemble des plateformes de diffusion. L’objectif est de favoriser une interaction plus efficace tout en garantissant le respect des normes éditoriales et des procédures de validation.

    Autre orientation: accorder une place plus importante aux langues nationales sur les antennes nationales afin de mieux refléter la diversité culturelle du Cameroun et de renforcer la proximité entre la CRTV et ses publics. Les recommandations mettent enfin l’accent sur la nécessité de produire des contenus plus innovants, attractifs et adaptés aux attentes des consommateurs, tout en préservant les valeurs de service public qui fondent la mission de la CRTV. Certaines mesures pourraient être engagées à court terme, tandis que d’autres s’inscriront dans un processus de transformation progressif.

    Manuela Ombolo, stagiaire.

    #ForumDesProgrammes
    #Digitalisation

  • 30 ans de Mutations : retour sur une semaine de célébration

    30 ans de Mutations : retour sur une semaine de célébration

    Du 1er au 8 juillet 2026 à Yaoundé, le quotidien Mutations célèbre son 30ᵉ anniversaire à travers une semaine d’activités. Au-delà de cette célébration, cet anniversaire a été l’occasion pour le journal de se projeter vers l’avenir et d’évoluer dans la presse camerounaise.

    Une, deux, trois décennies au service de l’information. Le quotidien Mutations a marqué cet anniversaire par plusieurs séries d’activités. Après la marche sportive ayant rassemblé 1 000 participants, l’anniversaire a donné suite à une journée portes ouvertes au siège du journal. Une réflexion sur l’avenir de la presse a constitué un axe de cette semaine d’anniversaire. Le 7 juillet 2026, journalistes, acteurs des médias, professionnels des médias et étudiants se sont retrouvés à Yaoundé autour d’une conférence-débat sous le thème « 30 ans de Mutations : les défis des contenus, de la gouvernance économique et de la digitalisation ». Au cœur des échanges, la qualité des contenus à l’ère des réseaux sociaux, la nécessité de repenser le modèle économique des entreprises de presse et de réussir la transition numérique sont désormais des conditions pour garantir la pérennité des médias. Point majeur, Mutations doit investir dans le chantier du digital.

    Former les journalistes de demain
    Autre temps fort qui marque cette célébration, l’atelier d’écriture. Trente étudiants et aspirants en journalisme y ont pris part. Animé par des journalistes et des enseignants en communication, il a été l’occasion de revenir sur les fondamentaux d’un bon journaliste : la collecte et la recherche des sources, le style d’écriture Mutations, ainsi que les angles et les choix rédactionnels. Pour cet événement, l’occasion a également été donnée de retracer l’histoire du journal avec Haman Mana, directeur de publication en 1996, depuis sa création jusqu’à la célébration de ses 30 ans.



    Hommages et reconnaissance
    C’est sur un dress code blanc et rouge que les festivités se sont achevées. Des retrouvailles des anciens « Mutants », la soirée de gala est venue clore les festivités. Aux anciens Mutants, des palmes et des tableaux d’honneur ont été remis durant cette soirée. À cet effet, 24 médailles d’honneur du travail ont été remises aux méritants pour avoir participé à l’éclosion de Mutations. Après trente ans d’existence, le quotidien entend poursuivre sa mission : informer, former et s’adapter aux exigences d’une presse qui évolue. Trente ans après sa création, Mutations referme une semaine de célébration, mais ouvre surtout un nouveau chapitre.

    Rosalie Abeng (stagiaire)

  • SIARC 2026 : le pari de l’innovation relevé

    La 9ᵉ édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC) s’est achevée le 5 août 2026 au Musée national de Yaoundé. La cérémonie de clôture, présidée par Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre des Arts et de la Culture, représentant personnel du Premier ministre, chef du Gouvernement, a marqué la fin de dix jours consacrés à la promotion du savoir-faire artisanal.

    Le sourire aux lèvres, ils étaient nombreux à recevoir leurs distinctions. Artisans, délégations étrangères et responsables institutionnels ont pris part à la cérémonie de clôture. Plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et des représentants diplomatiques étaient présents. Aux côtés de Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt se trouvait Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, maître d’œuvre de cette édition.

    Prenant la parole au nom du chef du Gouvernement, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt a transmis les félicitations du Premier ministre, Dr Joseph Dion Ngute, à Achille Bassilekin III pour l’organisation du salon. « Le Premier ministre adresse ses félicitations au ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat pour le travail accompli dans un contexte particulièrement difficile au regard de la structure de notre économie », a-t-il déclaré.

    _Dix jours de savoir-faire_

    Placée sous le thème « Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale ? », cette édition a réuni dix pays, 665 exposants, dont 600 nationaux et 65 internationaux. Environ 20 000 visiteurs ont franchi les portes du Musée national. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de distinctions dans treize catégories. Des trophées, diplômes et attestations ont été remis aux artisans. Les artisans en situation de handicap ayant participé au salon ont également été distingués.

    Gabriel Teunoto, artisan de la région du Centre, a reçu le Prix du Président de la République pour une œuvre réalisée à partir de bois camerounais. Le Congolais Magloire Ngassan a remporté le Premier Prix international de la meilleure œuvre de la zone CEMAC avec une création consacrée au rôle du père dans la famille.

    _Les invités d’honneur au terme du salon_

    L’Algérie et la Côte d’Ivoire, pays invités d’honneur de cette 9ᵉ édition, ont dressé le bilan de leur participation. L’Algérie a reçu le Prix du meilleur stand international. Son ambassadeur au Cameroun, Abdallah Boukemmache, a déclaré : « Le SIARC 2026 s’achève sur une note positive. C’est une réussite pour le Cameroun qui a démontré son expertise dans l’organisation d’un tel événement. » De son côté, Alimata Koulibaly, directrice d’entreprise agroalimentaire en Côte d’Ivoire, a indiqué : « C’est une grande fierté pour nous d’avoir participé à ce salon qui a permis de valoriser nos produits et de partager nos expériences avec d’autres artisans. Nous repartons satisfaits de l’accueil et de l’organisation. »

    Le SIARC 2026 s’achève à Yaoundé. Le prochain rendez-vous est annoncé en novembre, à l’occasion du Salon international de l’artisanat d’Algérie.

    Rosalie Ahanda

  • Santé pour tous : La 25e mission médicale chinoise soulage les populations de Ngat-Bane

    Santé pour tous : La 25e mission médicale chinoise soulage les populations de Ngat-Bane

    Le weekend dernier, plus de 230 habitants de cette localité de la région du Centre ont bénéficié de consultations, de soins et de médicaments entièrement gratuits, matérialisant une fois de plus la solidité de la coopération bilatérale entre le Cameroun et la Chine.

    Yaoundé, le 6 juin (CRTV) – Un véritable ouf de soulagement pour les populations de Ngat-Bane, un village situé dans la région du Centre. Samedi dernier, la 25e mission de l’équipe médicale chinoise y a déployé une importante campagne de santé de proximité, offrant des prestations médicales entièrement gratuites. Au total, ce sont plus de 230 patients qui ont été pris en charge. Hommes, femmes, jeunes et enfants ont pu consulter des spécialistes dans huit disciplines majeures : médecine interne, chirurgie, orthopédie, gynécologie-obstétrique, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie (ORL), acupuncture et réhabilitation. En plus du diagnostic, les bénéficiaires sont repartis avec des traitements et des médicaments adaptés, le tout sans débourser le moindre franc.

    Une bouffée d’oxygène pour les plus vulnérables
    Pour les autorités locales, cette initiative vient combler un réel besoin d’accès aux soins de santé de base. « Certains ne peuvent même pas se rendre à l’hôpital, et d’autres ne peuvent même pas atteindre Mbalmayo », a souligné avec gratitude Zang Mba Obele Dieudonné, maire de Mbalmayo. Pour l’édile, cet événement annuel est la preuve par les actes de la vitalité des relations amicales entre le Cameroun et la Chine. De leur côté, les professionnels de la santé chinois ont réaffirmé leur engagement indéfectible à mettre leur expertise au service des personnes les plus démunies.


    Un demi-siècle de solidarité médicale
    Cette campagne de Ngat-Bane n’est que le prolongement d’une longue et fructueuse histoire de coopération sanitaire entre Yaoundé et Pékin. Depuis 1975, la Chine a envoyé pas moins de 25 contingents au Cameroun, soit un total de 811 professionnels de la santé. Éparpillées à travers diverses régions du pays, ces équipes continuent de parcourir le territoire national avec un seul leitmotiv : rapprocher les soins de santé des communautés locales.


    et des traitements gratuits dans 8 spécialités (médecine interne, chirurgie, orthopédie, gynécologie, ophtalmologie, ORL, acupuncture et réhabilitation). Les populations locales, notamment les femmes et les enfants, ont également reçu des médicaments gratuits.

    DANIA EBONGUE

  • Cancer au Cameroun : l’Hôpital Central de Yaoundé mise sur l’innovation face à une baisse de l’accessibilité aux soins

    Cancer au Cameroun : l’Hôpital Central de Yaoundé mise sur l’innovation face à une baisse de l’accessibilité aux soins

    Face à l’explosion des cas de cancer dans le monde et au Cameroun, l’Hôpital Central de Yaoundé (HCY) a réuni la communauté scientifique les 10 et 11 juin 2026. Objectif de ce symposium : démystifier la chimiothérapie, faire l’état des lieux de la prise en charge et tracer des pistes concrètes pour rendre les traitements plus accessibles._

    L’alerte est mondiale, et les chiffres interpellent. Modéré par de grandes figures du corps médical national, le Pr Agrégé Pierre Ongolo Zogo et le Pr Arthur Essomba, le Symposium scientifique sur les actualités en chimiothérapie a d’entrée de jeu posé les jalons d’un défi sanitaire majeur.


    S’appuyant sur les dernières données du Global Burden of Cancer (GLOBOCAN 2022), les experts ont rappelé que le monde enregistre chaque année 20 millions de nouveaux cas et 9,7 millions de décès. Une tragédie qui frappe de plein fouet les Pays à Revenus Faibles et Intermédiaires (PRFI), lesquels concentrent à eux seuls 55 % des malades. Selon les projections scientifiques, l’incidence du cancer devrait bondir de 77 % dans le monde d’ici 2050, et de plus de 50 % sur le continent africain à l’horizon 2040.

    Le diagnostic local : la réalité épidémiologique au Cameroun
    Au niveau national, la courbe épidémiologique demeure tout aussi préoccupante. Le Cameroun enregistre environ 19 564 nouveaux cas de cancer par an. Le tableau clinique est dominé par les cancers du sein, du col de l’utérus et de la prostate, avec pour corollaire un problème récurrent : le diagnostic tardif à des stades déjà avancés.
    À l’Hôpital Central de Yaoundé, formation sanitaire de référence, la cartographie des données hospitalières met en exergue la prédominance du cancer du sein, qui arrive largement en tête des consultations :

    • Cancer du sein : 49 % des cas
    • Cancer du col utérin : 10 %
    • Cancer de l’ovaire : 9 %
    • Cancer de la prostate : 8 %
    • Lymphomes : 8 %
      La prise en charge au sein de l’institution s’avère d’autant plus complexe que les équipes médicales doivent gérer de lourds antécédents. Près de 18 % des patients admis présentent un passé chirurgical, souvent associé à des comorbidités majeures : le diabète et l’Hypertension Artérielle (HTA) se hissent à 6,6 % chacun, suivis de l’infection au VIH (4,8 %) et de l’Hépatite Virale C (1,8 %).

    L’offensive thérapeutique : l’innovation technologique au service des patients
    Face à la pression hospitalière et à la hausse exponentielle des demandes d’examens d’imagerie, la communauté scientifique camerounaise sonne la révolte par l’innovation. Le symposium a mis en vitrine les avancées diagnostiques désormais incontournables disponibles dans nos hôpitaux, à l’instar de l’immunohistochimie et de la biologie moléculaire.
    Sur le plan des traitements, l’offre se modernise radicalement avec l’introduction des thérapies ciblées, de l’immunothérapie et de la radiothérapie. En matière chirurgicale, l’Hôpital Central s’arrime aux standards internationaux en privilégiant la chirurgie limitée. Des études partagées lors des travaux démontrent qu’une intervention conservatrice, adossée à une irradiation complémentaire, garantit la même efficacité thérapeutique qu’une mastectomie totale pour le cancer du sein.

    La réponse institutionnelle : la stratégie du Minsanté pour l’accès aux soins
    Le nœud du problème restant l’accessibilité financière, les pouvoirs publics affichent leur détermination à briser la barrière des coûts. Intervenant au nom du Ministère de la Santé Publique, le Dr Zeh Kakanou a réaffirmé la volonté du gouvernement de s’attaquer de front au financement de la chimiothérapie, identifié comme le frein majeur pour les populations.
    Pour y parvenir, la feuille de route issue de ce symposium de Yaoundé s’articule autour de trois axes stratégiques :

    1. La conduite de négociations fermes sur les prix avec les firmes pharmaceutiques internationales ;
    2. Le renforcement structurel de la chaîne d’approvisionnement pour sécuriser la disponibilité des médicaments anticancéreux ;
    3. Le développement continu et la mise à niveau des services d’oncologie dans les hôpitaux de référence du pays.

    Larissa Mekounthe

  • Place au festival Mbidambani

    La cérémonie d’ouverture du festival Mbidambani a eu lieu ce 11 juin 2026 au musée ethnographique de Yaoundé.

    Placé sous le signe de la transmission, l’événement a démarré par l’ouverture des jeux patrimoniaux sur le thème “Contexte, Pratique et Actualité” : danses traditionnelles, rites patrimoniaux et concours de déclamation généalogique. Ce vendredi sera marquée par une Table Ronde “Jeunesse et préservation des savoirs ancestraux”, une visite guidée du Musée Ethnographique, puis un défilé de mode traditionnel «Elerengueng», mettant en valeur les symboles des clans Mbidambani et l’élection de Miss #Mbidambani.


    La journée se clôt par une soirée hommage aux pionniers, un dîner des hôtes et des séances thérapeutiques et spirituelles avec cérémonie de purification “Soir au village”.

    MuseeEthnographique

    Cameroun

    Cnosc

    Cameroun