Catégorie : Culture

  • Coopération CRTV-MINREX : Renforcement des compétences en langage diplomatique

    Coopération CRTV-MINREX : Renforcement des compétences en langage diplomatique

    La Cameroon Radio Television forme ses cadres aux bonnes pratiques protocolaires. C’est dans le cadre d’un séminaire tenu dans les locaux de l’IBC à la Maison de la Radio les 25 et 26 août 2026. La formation portait sur le langage diplomatique, les bonnes pratiques protocolaires, la bienséance et la préséance.

    La délégation d’experts venus du ministère des Relations extérieures, était conduite par Edmond Gervais Bindzi Edzimbi, le directeur du protocole, du cérémonial et des affaires consulaires au MINREX.


    Pendant les deux jours de travaux, les participants ont échangé sur :

    • Le protocole d’accueil : appliquer les règles de préséance.
    • Les cérémonies officielles : maîtriser la gestion et l’ordonnancement.
    • L’orientation des hôtes : adopter la bonne posture face aux VIP.
    • La rédaction institutionnelle : respecter l’étiquette dans les invitations.

    Corrine Rabiatou Megadeu

  • Le Protocole de Yaoundé : quand un Inspecteur du Trésor réécrit les règles du jeu monétaire

    Le Protocole de Yaoundé : quand un Inspecteur du Trésor réécrit les règles du jeu monétaire

    L’ouvrage « Protocole de Yaoundé »,Charte du Nouvel Ordre Économique, d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh, est une panacée en matière de gouvernance des finances publiques

    « L’infrastructure monétaire du XXIᵉ siècle est en train d’être écrite, et ceux qui n’écrivent pas seront écrits. » La formule, qui ouvre l’ouvrage d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh, donne le ton : ici, pas de place pour la contemplation. Inspecteur du Trésor et expert en finances publiques, l’auteur ne signe pas un énième essai sur les malheurs économiques de l’Afrique, mais un plan d’action, chiffré et structuré, destiné à atterrir directement sur le bureau des décideurs camerounais.

    Le constat qui traverse tout le livre est sans détour : « l’heure n’est plus au diagnostic ». Pendant que les grandes puissances bâtissent, pièce par pièce, l’architecture monétaire du siècle à venir, chaque année d’attente coûterait au Cameroun son seigneuriage, son épargne et ses talents. L’auteur refuse le confort du statu quo, qu’il présente comme une source d’instabilité sociale plus dangereuse que le risque de la réforme elle-même.

    Pour sortir de l’immobilisme, Ngapout Ngouh propose un véritable arsenal institutionnel, qu’il baptise le Nouvel Ordre Économique (NOÉ). Trois piliers structurent sa démonstration. D’abord, le Binaire CFA (BCFA), outil pensé non pas pour abolir le franc CFA, mais pour reconquérir une souveraineté monétaire active, via un non-alignement monétaire qui protégerait le pays d’une forme de colonisation numérique. Ensuite, le Fonds de Souveraineté Numérique (FSN), conçu pour affranchir le budget de l’État du piège de la dette.
    Enfin, la CameroonChain, infrastructure destinée à rendre chaque franc public traçable devant les citoyens — une réponse technologique directe aux enjeux de transparence budgétaire.

    À ces trois piliers s’ajoutent deux mécanismes complémentaires : le PICT, qui ferait de chaque citoyen un véritable créancier de son propre État, et GovWealth, dispositif pensé pour rendre l’intégrité plus rentable que le détournement.

    L’auteur est catégorique : tous ces instruments existent déjà sur le plan conceptuel et technique. Ce qui manquerait, selon lui, ce n’est pas l’outil, mais l’engagement politique pour le mettre en œuvre.


    C’est là que la démarche d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh prend tout son relief. Loin de la posture du simple commentateur, il s’adresse frontalement « aux décideurs d’aujourd’hui », leur rappelant que « les générations présentes vous regardent, les générations futures vous jugeront ». Mettre en œuvre le Protocole de Yaoundé, écrit-il, c’est choisir de diriger son destin plutôt que de subir celui que d’autres auront écrit à sa place.

    Ce plaidoyer s’inscrit dans une réflexion plus large développée dans l’ouvrage sur la révolution de l’intelligence artificielle, le « grand découplage » entre inflation des actifs financiers et déflation du coût du travail, et le risque d’une servitude numérique pour les économies non préparées. Entre alerte économique et manuel de gouvernance, Le Protocole de Yaoundé s’impose comme une contribution rare : celle d’un homme de chiffres qui refuse de laisser les statistiques parler seules, et qui met son expertise au service d’un Cameroun souverain, résilient et acteur de son propre avenir.

    Avec ses 305 pages, l’ouvrage s’impose comme un véritable chef-d’œuvre, un savoir qu’il convient de promouvoir pour la bonne santé économique d’une nation comme le Cameroun. Il interpelle au plus haut point les décideurs camerounais et, au-delà, l’avenir de toute l’Afrique en quête d’une gouvernance optimale de ses ressources.

  • Paul Biya est de retour à Yaoundé

    Le chef de l’État et son épouse, Chantal Biya, ont reçu un accueil chaleureux, ce 20 août à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

    Parmi, les personnalités présentes au bas de la passerelle pour l’accueillir, le ministre d’État, ministre, Secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh et le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute. À l’extérieur du pavillon présidentiel, les Camerounais de tous bords, groupes de danse et militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), sont mobilisés en grand nombre. Leur leitmotiv, la joie de revoir le père de la nation, souhaiter une chaleureuse bienvenue  au couple présidentiel et surtout le voir de près. 

    Ferveur populaire

    Elle est perceptible à l’aéroport et le long de l’itinéraire du cortège présidentiel. Militants et citoyens ordinaires saluent le passage du couple présidentiel. Sur leur visage, l’on peut lire l’enthousiasme  de voir le chef de l’État et son épouse de retour au pays après de nombreuses spéculations au sein de l’opinion visant à discréditer l’image du président de la République.  La présence physique du chef de l’État vient ainsi dissiper des doutes et autres entreprises de désinformation. En effet, c’est le 7 juin 2026 que le couple présidentiel avait quitté le Cameroun pour un séjour privé en Europe. 

    L’opinion nationale est donc rassurée. Paul Biya est là et entend œuvrer davantage pour la marche de la nation. 

    Dieudonné Zra

  • Enseignement privé de base : l’État durcit le contrôle des établissements

    À l’approche de la rentrée scolaire 2026/2027, le secteur de l’enseignement privé de base fait l’objet de nouvelles mesures de contrôle. Réunie les 17 et 18 août 2026 à #Yaoundé sous la présidence du ministre de l’Éducation de base, Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, la 21ᵉ session a débouché sur deux mesures fortes : la fermeture de 803 établissements clandestins et la suspension, pour trois mois renouvelables, de la création de nouvelles écoles primaires privées.

    Cette décision traduit la volonté des pouvoirs publics d’assainir un secteur confronté à plusieurs dysfonctionnements. Les 803 établissements concernés sont répartis dans six régions du Cameroun : l’Adamaoua, le Centre, l’Est, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Ils ont été fermés pour exercice clandestin de leurs activités et manquements graves aux dispositions légales et réglementaires. Les établissements visés ne pourront reprendre leurs activités qu’après régularisation de leur situation administrative et sur instruction du ministre de l’Éducation de base.

    Assainir avant d’autoriser

    Le ministère de l’Éducation de base justifie cette suspension par plusieurs irrégularités constatées dans le secteur. Dans une correspondance signée le 10 août 2026, le Minedub évoque notamment la précarité de certaines infrastructures, le non-respect des normes pédagogiques et la circulation de faux arrêtés. La période de suspension doit ainsi être consacrée à l’assainissement du secteur, en collaboration avec les fondateurs et les organisations de fondateurs d’établissements privés. Au-delà de ces mesures, la Commission a recommandé une révision et une actualisation du cadre réglementaire de l’enseignement privé, notamment avec l’intégration de la dématérialisation.

    Une rentrée sous surveillance

    À travers ces mesures, l’État entend renforcer la transparence, améliorer la qualité des apprentissages et mieux encadrer les établissements privés. En juillet 2024, 722 établissements non conformes avaient déjà été fermés. Le secteur de l’enseignement privé de base devra désormais s’inscrire dans un cadre plus strict, avec la perspective d’aller vers le régime de l’autorisation préalable. Cette réforme prévoit qu’un opérateur ne pourra débuter son activité qu’après avoir obtenu un document officiel de l’État, alors que l’enseignement privé est actuellement régi par le régime de la déclaration.

    Rosalie Abeng (stagiaire)

  • Politique Nationale de la Jeunesse: femmes et jeunes au centre des préoccupations

    Politique Nationale de la Jeunesse: femmes et jeunes au centre des préoccupations

    C’était le cas ce 11 août 2026 à Yaoundé, lors de la table ronde des partenaires de la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ), organisée par le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique(MINJEC).

    Les travaux présidés par le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, ont connu la participation d’autres membres du gouvernement, des représentants des partenaires techniques et financiers, du secteur privé, des organisations de la société civile ainsi que des représentants de la jeunesse.

    L’approche jeune

    Mounouna Foutsou a alors saisi l’occasion pour rappeler que le président de la République a placé les femmes et les jeunes au centre de ce septennat des grandes espérances. Il souligne ainsi que c’est cette vision qui a été traduite dans cette politique nationale de la jeunesse avec une innovation majeure qui est l’approche jeune. Celle-ci vise, a-t-il ajouté, à mobiliser tous les partenaires, les acteurs et intervenants dans le secteur jeunesse, pour une mise en œuvre cohérente des interventions en faveur de la jeunesse.

    Pour le Minjec, la table ronde ainsi organisée, visait donc à mobiliser et à sensibiliser les participants à s’engager sur les différents axes de cette politique nationale de la jeunesse, afin que les préoccupations des jeunes soient prises en compte dans toutes les politiques publiques, à la fois des départements ministériels mais également des partenaires au développement.

    Préoccupations des jeunes

    Dans son intervention, le représentant du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire a relevé les préoccupations des jeunes structurées autour de quatre axes stratégiques essentiels, à savoir :

    -L’éducation et la formation 

    -L’emploi et l’insertion socio-économique

    -La participation, la santé et le bien-être

    -La gouvernance et l’appui institutionnel.

    Or, pour le représentant du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, le Cameroun compte aujourd’hui une population majoritairement jeune. «C’est là un atout considérable, un véritable levier stratégique pour la transformation économique, sociale, culturelle et démocratique de notre pays », a-t-il souligné avant d’ajouter que cet atout ne se transforme en véritable dividende que si nous savons le valoriser. 

    D’où l’importance, selon lui de l’opérationnalisation de la Politique Nationale de la Jeunesse 2025-2035 à l’ordre du jour. Car a-t-il poursuivi, elle constitue une étape importante pour donner davantage de cohérence, de lisibilité et d’efficacité à l’action publique en faveur de la jeunesse.

    Aline-Florence Nguini

  • Malombo: le pont sur le fleuve Nyong officiellement mis en service 

    Malombo: le pont sur le fleuve Nyong officiellement mis en service 

    C’était au cours d’une cérémonie présidée ce 5 août 2026 par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, en présence de Pauline Irène Nguéné, ministre des Affaires sociales et Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Transports.

    Démarrés en décembre 2024, les travaux de cet ouvrage qui se trouve dans l’arrondissement de Makak, département du Nyong-et-Kellé, région du Centre, s’achèvent ainsi avant la fin contractuelle des travaux fixée au mois d’avril 2027. Une réalisation qui vient ainsi mettre un terme, selon les différents intervenants, aux pertes en vies humaines liées à la traversée du fleuve Nyong par des pirogues de fortune. Ceci, grâce à un ouvrage moderne et sécurisé.

    Présentation de l’infrastructure

    Long de 160 mètres, le pont sur le fleuve Nyong est construit avec quatre travées de 40 mètres chacune. Son tablier mixte acier-béton repose sur des culées et piles en béton armé, fondées sur des pieux profonds, garantissant la stabilité et la durabilité de l’ouvrage. Conçu pour répondre aux exigences du trafic actuel et futur, il comprend une chaussée bidirectionnelle de deux voies de circulation de 3,50 mètres chacune, complétée par deux trottoirs d’un mètre destinés à assurer la sécurité des piétons.

    Le projet comprend également l’aménagement de 960 mètres de voies d’accès, réalisées avec une chaussée de deux voies de circulation, des accotements revêtus, une structure de chaussée en grave latéritique, grave concassée et béton bitumineux et des ouvrages de drainage composés de fossés, d’un dalot de décharge et de dispositifs d’assainissement destinés à assurer la pérennité de l’infrastructure.

    Les travaux, exécutés par l’entreprise China First Highway Engineering Company (CFHEC) sous le contrôle du groupement INTEGC / General Engineering, représentent un investissement de 8 626 525 897 FCFA TTC, complété par un avenant de 522 711 282 FCFA. La mission de contrôle, quant à elle est évaluée à 752 950 000 FCFA TTC, le tout financé par le Budget d’Investissement Public du ministère des Travaux Publics.

    Source: ministère des Travaux publics 

  • Ngaoundéré-Garoua: les travaux sont lancés 

    Ngaoundéré-Garoua: les travaux sont lancés 

    C’était ce lundi 10 août 2026 au cours des cérémonies présidées aussi bien dans le Nord que dans l’Adamaoua, par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.

    Après plusieurs années d’attente, c’est aux populations de la région du Nord qu’il est revenu de vivre en premier ce moment mémorable avec le lancement officiel des travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, section Pont sur la Bénoué–Pont de Kéroua, longue de 189 km traversant leur région.

    Modernisation du réseau routier national

    Ici, autorités administratives, élus locaux, autorités traditionnelles, usagers, leaders communautaires et riverains ont pris part à cette cérémonie très courue. Le Maire de Gouna, Gao Dieudonné, a ainsi salué la mobilisation des populations et l’attention accordée par le gouvernement à cet itinéraire pour la vitalité économique et sociale de la localité. Quant au maître d’ouvrage, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, il a rappelé que ce projet traduit la volonté du Président de la République, Paul BIYA, de poursuivre la modernisation du réseau routier national et de renforcer les infrastructures qui soutiennent le développement économique du pays.

    La reconstruction de section de la route Ngaoundéré-Garoua qui traverse la région du Nord, s’étend sur 189 km, répartis en trois sections : Pont sur la Bénoué–Entrée village Ouro André (56 km), Entrée village Ouro André–Pont Salah (56 km) et Pont Salah–Pont de Kéroua (77 km).

    Lancement dans l’Adamaoua

    À l’esplanade de l’école publique de Mbé, populations, autorités administratives, élus locaux, autorités traditionnelles et acteurs locaux se sont massivement mobilisés pour vivre ce grand moment. Pour le Ministre des Travaux Publics, cette forte mobilisation témoigne de l’importance accordée au projet par les populations. Projet qu’il a présenté comme une réponse aux difficultés de circulation que connaissent les usagers entre les régions de l’Adamaoua et du Nord.

    Dans l’Adamaoua, le projet couvre 89 km, répartis en deux sections : Ngaoundéré–Bas de la Falaise (50 km) et Bas de la Falaise–Pont de Kéroua. Les entreprises sont déjà mobilisées et les travaux préparatoires ont débuté depuis plusieurs mois. Le projet prévoit également la réalisation d’ouvrages d’art, l’aménagement de voiries urbaines à Ngaoundéré et Mbé ainsi que des interventions sur les routes communales le long de l’itinéraire.

    Aline-Florence Nguini

  • WAFCON2026: Cameroon takes on Malawi in the final

    The Indomitable Lionesses face Malawi this Sunday August 16, in the final of the 2026 Women’s Africa Cup of Nations, with kick-off at 8 p.m. Cameroon time at the Moulay El Hassan Stadium in Rabat, Morocco.

    Just hours before this historic showdown, Rabat is holding its breath, while inside the Lionesses’ den, the focus is firmly on the task ahead.

    Calm, concentration and determination define the mood as the team puts the finishing touches to its preparations, with one clear objective: give everything on the pitch, fight for the trophy and bring it home to Yaoundé.

    On Saturday, both finalists granted their pre-match press conference at the Moulay El Hassan Stadium in Rabat.

    The head coach of Cameroon’s Indomitable Lionesses, Valentine Nguele and vice-captain Colette Ndzana responded to questions from the media, shedding light on how the Lionesses intend to approach a Malawian side that has proven physical, disciplined and difficult to break down throughout this tournament.

    Cameroon’s coach, Valentine Nguele and vice-captain Colette Ndzana both emphasised collective play, determination and team spirit.

    Cameroon’s Prime Minister – Head of Government, arrived in Rabat – Morocco to attend the #WAFCON2026 final behalf of the President of The Republic.

    Upon arrival, the Head of Government was received by Cameroon’s Ambassador to Morocco Mouhamadou Youssifou.

    The Prime Minister’s delegation is made up of a couple of members of government and other personalities met with the Lionesses and extended the encouragement of the Head of State and the support of the Cameroonian people to them.

  • Made In Cameroon Cosmetic Products Flourish at SIARC 2026

    Among the items displayed at the Yaounde International Tade Fair for Arts and Crafts (SIARC) at the esplanade of the National Museum, are a variety of cosmetic products to resolve problems of black skin and hair. Young female university graduates are using local ingredients from time immemorial to enhance beauty. They have produced bathing soaps, body lotion, oils, shampoo and hair masks to treat natural Afro hair.

    Using Local Ingredients to Solve Beauty Problems

    Tchingwi Prescilia, an Environmental Science graduate, had challenges with caring for her hair. She used relaxers which caused much damage on her scalp. She resolved to keep her Afro hair. She therefore had to buy imported products to take care of her natural hair. COVID 19 came in, causing the borders to be blocked and limiting importation.

    This situation inspired her to start producing her own hair products using local ingredients. « I use rosemary, shea butter, cocoa butter, hibiscus flowers and cloves to produce hair oils, hair masks, shampoo, hair cream and musk for natural Afro hair ». She sells these products to users in different towns in Cameroon.

    She also runs a hair beauty salon where she uses these products to provide hair care to women.

    For her part, Tangwan Mourine, suffered severe skin problems. Acute acne pushed her to find solutions from her own environment. « I use aloe vera, tumeric, cacia alata plant and bitter leaves to produce soap for troubled skin, » she says. Alongside, she makes detergent from local ingredients, and bleach which she sells at exhibitions.

    Transfering Ancestral Knowledge to Modernity

    The Cameroon International Trade Fair for Arts and Crafts (SIARC) 2026 emphasized on transfering knowledge from the older generation to the younger one. One of the artisans, Jumbuin Ruth Maya, a graduate in Pharmaceutical Chemistry and a student in Public Health Medicine, presented a first aid remedy made of two plants which her mother used to treat cases of food poisoning and insect bites.

    She presented Medi Quick a transformed version of the ‘miracle leaf’ and neem leaves as first aid for food poisoning. She has worked with her mother to come out with the scientific value of the herbs used by her foreparents to treat cases of food poisoning and insect bites.

    Most of the artisans at the SIARC 2026 presented products which have witnessed a transformation from rudimentary to modernism, increasing their shelf life, packaging and value. This is the case of Maimouna Alhadji, a graduate of engineering from the University of Ngounderé who presented hair butter extracted from cow milk. This is used to soften hair by mostly Fulani people. She has succeeded in taking out the pungent odour and replacing it with a pleasant perfume.

    As the Trade Fair wraps up, most artisans have successfully displayed their works of art and engaged in more marketing especially on social media.

    Prisilia Lum

  • SIARC 2026 : les saveurs des régions du Cameroun subliment les journées patrimoniales

    SIARC 2026 : les saveurs des régions du Cameroun subliment les journées patrimoniales

    Du 27 juillet au 5 août 2026, le Musée national de Yaoundé a vibré au rythme des journées patrimoniales de la 9ᵉ édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC). En marge de l’exposition des œuvres artisanales, les dix régions du Cameroun ont fait découvrir leurs spécialités culinaires, leurs boissons traditionnelles et les produits de leurs terroirs, illustrant la diversité et la richesse du patrimoine gastronomique national.

    La région du Nord a mis à l’honneur le foléré, la cabaye, le tasba, le cona, le couscous de mil rouge, le jus de maïs (dolo) et la bouillie de mil. Des spécialités qui reflètent le savoir-faire culinaire du Grand Nord.

    Le Littoral a ensuite séduit les visiteurs avec des plats emblématiques tels que le koki, le ndolé aux crevettes, le mbongo tchobi et le ndoro na ngara de la vallée du Nkam. Une démonstration de la richesse gastronomique d’une région où les produits de la terre et de la mer se conjuguent harmonieusement.

    Le Sud-Ouest célèbre son identité gastronomique

    À son tour, le Sud-Ouest a fait découvrir plusieurs recettes traditionnelles, notamment l’Itoko soup, le Kwacoco and Mbanga soup, le Fufu and Eru, l’Ekwang et le Koki. Ces mets emblématiques traduisent l’attachement de la région à son patrimoine culinaire et à la transmission de ses traditions.

    L’Est valorise les produits de la forêt

    La région de l’Est a clôturé les journées patrimoniales en mettant en avant une variété de produits issus de la forêt et de la gastronomie locale. Mbol, chenilles, fiat fiat (escargots), met peum, kôkô, mets de pistache, mpwem au sel, feuilles de macabo aux champignons et okok yabanda ont été présentés au public.

    À travers ces journées patrimoniales organisées du 27 juillet au 5 août 2026, le SIARC a confirmé que la gastronomie est un véritable vecteur de promotion du patrimoine culturel camerounais, de l’identité des régions et de la valorisation des produits du terroir.

    Par Odile Mballa (stagiaire)