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  • Santé pour tous : La 25e mission médicale chinoise soulage les populations de Ngat-Bane

    Santé pour tous : La 25e mission médicale chinoise soulage les populations de Ngat-Bane

    Le weekend dernier, plus de 230 habitants de cette localité de la région du Centre ont bénéficié de consultations, de soins et de médicaments entièrement gratuits, matérialisant une fois de plus la solidité de la coopération bilatérale entre le Cameroun et la Chine.

    Yaoundé, le 6 juin (CRTV) – Un véritable ouf de soulagement pour les populations de Ngat-Bane, un village situé dans la région du Centre. Samedi dernier, la 25e mission de l’équipe médicale chinoise y a déployé une importante campagne de santé de proximité, offrant des prestations médicales entièrement gratuites. Au total, ce sont plus de 230 patients qui ont été pris en charge. Hommes, femmes, jeunes et enfants ont pu consulter des spécialistes dans huit disciplines majeures : médecine interne, chirurgie, orthopédie, gynécologie-obstétrique, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie (ORL), acupuncture et réhabilitation. En plus du diagnostic, les bénéficiaires sont repartis avec des traitements et des médicaments adaptés, le tout sans débourser le moindre franc.

    Une bouffée d’oxygène pour les plus vulnérables
    Pour les autorités locales, cette initiative vient combler un réel besoin d’accès aux soins de santé de base. « Certains ne peuvent même pas se rendre à l’hôpital, et d’autres ne peuvent même pas atteindre Mbalmayo », a souligné avec gratitude Zang Mba Obele Dieudonné, maire de Mbalmayo. Pour l’édile, cet événement annuel est la preuve par les actes de la vitalité des relations amicales entre le Cameroun et la Chine. De leur côté, les professionnels de la santé chinois ont réaffirmé leur engagement indéfectible à mettre leur expertise au service des personnes les plus démunies.


    Un demi-siècle de solidarité médicale
    Cette campagne de Ngat-Bane n’est que le prolongement d’une longue et fructueuse histoire de coopération sanitaire entre Yaoundé et Pékin. Depuis 1975, la Chine a envoyé pas moins de 25 contingents au Cameroun, soit un total de 811 professionnels de la santé. Éparpillées à travers diverses régions du pays, ces équipes continuent de parcourir le territoire national avec un seul leitmotiv : rapprocher les soins de santé des communautés locales.


    et des traitements gratuits dans 8 spécialités (médecine interne, chirurgie, orthopédie, gynécologie, ophtalmologie, ORL, acupuncture et réhabilitation). Les populations locales, notamment les femmes et les enfants, ont également reçu des médicaments gratuits.

    DANIA EBONGUE

  • Cancer au Cameroun : l’Hôpital Central de Yaoundé mise sur l’innovation face à une baisse de l’accessibilité aux soins

    Cancer au Cameroun : l’Hôpital Central de Yaoundé mise sur l’innovation face à une baisse de l’accessibilité aux soins

    Face à l’explosion des cas de cancer dans le monde et au Cameroun, l’Hôpital Central de Yaoundé (HCY) a réuni la communauté scientifique les 10 et 11 juin 2026. Objectif de ce symposium : démystifier la chimiothérapie, faire l’état des lieux de la prise en charge et tracer des pistes concrètes pour rendre les traitements plus accessibles._

    L’alerte est mondiale, et les chiffres interpellent. Modéré par de grandes figures du corps médical national, le Pr Agrégé Pierre Ongolo Zogo et le Pr Arthur Essomba, le Symposium scientifique sur les actualités en chimiothérapie a d’entrée de jeu posé les jalons d’un défi sanitaire majeur.


    S’appuyant sur les dernières données du Global Burden of Cancer (GLOBOCAN 2022), les experts ont rappelé que le monde enregistre chaque année 20 millions de nouveaux cas et 9,7 millions de décès. Une tragédie qui frappe de plein fouet les Pays à Revenus Faibles et Intermédiaires (PRFI), lesquels concentrent à eux seuls 55 % des malades. Selon les projections scientifiques, l’incidence du cancer devrait bondir de 77 % dans le monde d’ici 2050, et de plus de 50 % sur le continent africain à l’horizon 2040.

    Le diagnostic local : la réalité épidémiologique au Cameroun
    Au niveau national, la courbe épidémiologique demeure tout aussi préoccupante. Le Cameroun enregistre environ 19 564 nouveaux cas de cancer par an. Le tableau clinique est dominé par les cancers du sein, du col de l’utérus et de la prostate, avec pour corollaire un problème récurrent : le diagnostic tardif à des stades déjà avancés.
    À l’Hôpital Central de Yaoundé, formation sanitaire de référence, la cartographie des données hospitalières met en exergue la prédominance du cancer du sein, qui arrive largement en tête des consultations :

    • Cancer du sein : 49 % des cas
    • Cancer du col utérin : 10 %
    • Cancer de l’ovaire : 9 %
    • Cancer de la prostate : 8 %
    • Lymphomes : 8 %
      La prise en charge au sein de l’institution s’avère d’autant plus complexe que les équipes médicales doivent gérer de lourds antécédents. Près de 18 % des patients admis présentent un passé chirurgical, souvent associé à des comorbidités majeures : le diabète et l’Hypertension Artérielle (HTA) se hissent à 6,6 % chacun, suivis de l’infection au VIH (4,8 %) et de l’Hépatite Virale C (1,8 %).

    L’offensive thérapeutique : l’innovation technologique au service des patients
    Face à la pression hospitalière et à la hausse exponentielle des demandes d’examens d’imagerie, la communauté scientifique camerounaise sonne la révolte par l’innovation. Le symposium a mis en vitrine les avancées diagnostiques désormais incontournables disponibles dans nos hôpitaux, à l’instar de l’immunohistochimie et de la biologie moléculaire.
    Sur le plan des traitements, l’offre se modernise radicalement avec l’introduction des thérapies ciblées, de l’immunothérapie et de la radiothérapie. En matière chirurgicale, l’Hôpital Central s’arrime aux standards internationaux en privilégiant la chirurgie limitée. Des études partagées lors des travaux démontrent qu’une intervention conservatrice, adossée à une irradiation complémentaire, garantit la même efficacité thérapeutique qu’une mastectomie totale pour le cancer du sein.

    La réponse institutionnelle : la stratégie du Minsanté pour l’accès aux soins
    Le nœud du problème restant l’accessibilité financière, les pouvoirs publics affichent leur détermination à briser la barrière des coûts. Intervenant au nom du Ministère de la Santé Publique, le Dr Zeh Kakanou a réaffirmé la volonté du gouvernement de s’attaquer de front au financement de la chimiothérapie, identifié comme le frein majeur pour les populations.
    Pour y parvenir, la feuille de route issue de ce symposium de Yaoundé s’articule autour de trois axes stratégiques :

    1. La conduite de négociations fermes sur les prix avec les firmes pharmaceutiques internationales ;
    2. Le renforcement structurel de la chaîne d’approvisionnement pour sécuriser la disponibilité des médicaments anticancéreux ;
    3. Le développement continu et la mise à niveau des services d’oncologie dans les hôpitaux de référence du pays.

    Larissa Mekounthe

  • Place au festival Mbidambani

    La cérémonie d’ouverture du festival Mbidambani a eu lieu ce 11 juin 2026 au musée ethnographique de Yaoundé.

    Placé sous le signe de la transmission, l’événement a démarré par l’ouverture des jeux patrimoniaux sur le thème “Contexte, Pratique et Actualité” : danses traditionnelles, rites patrimoniaux et concours de déclamation généalogique. Ce vendredi sera marquée par une Table Ronde “Jeunesse et préservation des savoirs ancestraux”, une visite guidée du Musée Ethnographique, puis un défilé de mode traditionnel «Elerengueng», mettant en valeur les symboles des clans Mbidambani et l’élection de Miss #Mbidambani.


    La journée se clôt par une soirée hommage aux pionniers, un dîner des hôtes et des séances thérapeutiques et spirituelles avec cérémonie de purification “Soir au village”.

    MuseeEthnographique

    Cameroun

    Cnosc

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  • CONSUPE Strengthens Capacity of Public Financial Managers

    Public authorising officers and vote holders from selected ministerial departments are taking part in a three-day capacity-building workshop in Bamenda aimed at strengthening accountability and improving the management of public resources.
    The workshop was opened by the Minister Delegate at the Presidency in charge of the Supreme State Audit Office (CONSUPE), Mbah Acha Rose Fomundam.
    The training focuses on preventing irregularities, mismanagement, and financial malpractice, while promoting transparency, accountability, and sound public financial management practices.

  • East Region Records Smooth Start to 2026 Probatoire Examinations

    The 2026 General and Technical Probatoire examinations are progressing in a calm and orderly atmosphere across examination sub-centers in the East Region, with nearly 9,000 candidates taking part in the session.
    Officials of the Cameroon Baccalaureate Board have been touring examination centers to monitor the smooth conduct of the exams. Security, health, and anti-fraud measures have been reinforced to ensure the credibility and integrity of the examination process.

  • Stakeholders Review 2025 Anti-Corruption Efforts, Prepare 2026 Action Plan

    The final evaluation of the 2025 Regional Anti-Corruption Plan and the drafting of the 2026 Action Plan for the Adamawa Region were held in Ngaoundéré during a three-day workshop that brought together key regional stakeholders.
    The meeting, chaired by Dieudonné Massi Gams, President of the National Anti-Corruption Commission, in the presence of the Governor of the Adamawa Region and other officials, aimed to strengthen anti-corruption efforts across the region.

  • West Region Maintains Relative Stability Amid Security Concerns

    The Governor of the West Region, Awa Fonka Augustine, has stated that the region is faring relatively well despite a few incursions by separatists in the Noun and Bamboutos Divisions, which border the North West Region.
    He made the statement while chairing an administrative and security coordination meeting held in Bakou, Upper Nkam Division.

  • West Region Strengthens Surveillance Following Suspected Mpox Case.

    A suspected Monkeypox (Mpox) case has been reported in Koumengba Village, Bangourain Subdivision of the Noun Division in the West Region, bringing the total number of cases recorded in the region since the beginning of 2026 to three.
    The suspected case involves a 26-year-old man who arrived in the village from Douala on the evening of May 26.
    Health and administrative authorities have intensified surveillance and public health awareness campaigns following the detection of the suspected Mpox case.

  • North West Region Advances Toward River Blindness Elimination

    Onchocerciasis, commonly known as River Blindness, has significantly declined in the North West Region thanks to preventive treatment administered through mass door-to-door drug distribution campaigns.
    The disclosure was made by the North West Regional Coordinator for Neglected Tropical Diseases, Asongwe Ignatius, who noted that socio-political tensions, particularly in hard-to-reach areas, have slowed the distribution of medication. Despite these challenges, he expressed optimism that the region is gradually moving toward the elimination phase of River Blindness.

  • Cameroon Launches « Moxidectin » to Fight River Blindness

    Cameroon Launches « Moxidectin » to Fight River Blindness

    A new treatment has been introduced in Cameroon to strengthen the fight against onchocerciasis, commonly known as river blindness, a parasitic disease transmitted by blackflies.

    The Higher Institute for Scientific and Medical Research (ISM) launched the EMINENCE Project, a European Union-funded initiative aimed at eliminating the disease through the deployment of Moxidectin in persistent hotspots across the country.

    The project was officially launched on June 9, 2026, in Yaoundé and will deploy Moxidectin in the Centre Region, particularly in the Bafia and Ntui health districts where onchocerciasis remains a public health concern.

    Beyond treatment, the initiative seeks to encourage communities in affected areas to actively participate in mass drug administration campaigns and consistently take medication to help interrupt disease transmission.

    Speaking during the launch ceremony, the Chief Executive Officer of ISM, Professor Joseph Kamgno, described Moxidectin as a more effective and longer-acting treatment than Ivermectin, the drug currently used in onchocerciasis control programmes.

    According to him, Moxidectin significantly reduces the parasites responsible for the disease and has the potential to accelerate elimination efforts.

    He, however, stressed the importance of continuing the use of Ivermectin as access to the new treatment gradually expands.

    Representing the Ministry of Public Health, Dr Théophile Mpaba Minkai said the introduction of Moxidectin marks a major step forward in the country’s efforts to eliminate river blindness.

    He revealed that nearly 39,000 community distributors are currently involved in the nationwide distribution of treatment, helping to ensure that affected populations have access to life-saving medication.

    Egoh Yvonne (Intern)