Catégorie : Economie

  • Le Protocole de Yaoundé : quand un Inspecteur du Trésor réécrit les règles du jeu monétaire

    Le Protocole de Yaoundé : quand un Inspecteur du Trésor réécrit les règles du jeu monétaire

    L’ouvrage « Protocole de Yaoundé »,Charte du Nouvel Ordre Économique, d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh, est une panacée en matière de gouvernance des finances publiques

    « L’infrastructure monétaire du XXIᵉ siècle est en train d’être écrite, et ceux qui n’écrivent pas seront écrits. » La formule, qui ouvre l’ouvrage d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh, donne le ton : ici, pas de place pour la contemplation. Inspecteur du Trésor et expert en finances publiques, l’auteur ne signe pas un énième essai sur les malheurs économiques de l’Afrique, mais un plan d’action, chiffré et structuré, destiné à atterrir directement sur le bureau des décideurs camerounais.

    Le constat qui traverse tout le livre est sans détour : « l’heure n’est plus au diagnostic ». Pendant que les grandes puissances bâtissent, pièce par pièce, l’architecture monétaire du siècle à venir, chaque année d’attente coûterait au Cameroun son seigneuriage, son épargne et ses talents. L’auteur refuse le confort du statu quo, qu’il présente comme une source d’instabilité sociale plus dangereuse que le risque de la réforme elle-même.

    Pour sortir de l’immobilisme, Ngapout Ngouh propose un véritable arsenal institutionnel, qu’il baptise le Nouvel Ordre Économique (NOÉ). Trois piliers structurent sa démonstration. D’abord, le Binaire CFA (BCFA), outil pensé non pas pour abolir le franc CFA, mais pour reconquérir une souveraineté monétaire active, via un non-alignement monétaire qui protégerait le pays d’une forme de colonisation numérique. Ensuite, le Fonds de Souveraineté Numérique (FSN), conçu pour affranchir le budget de l’État du piège de la dette.
    Enfin, la CameroonChain, infrastructure destinée à rendre chaque franc public traçable devant les citoyens — une réponse technologique directe aux enjeux de transparence budgétaire.

    À ces trois piliers s’ajoutent deux mécanismes complémentaires : le PICT, qui ferait de chaque citoyen un véritable créancier de son propre État, et GovWealth, dispositif pensé pour rendre l’intégrité plus rentable que le détournement.

    L’auteur est catégorique : tous ces instruments existent déjà sur le plan conceptuel et technique. Ce qui manquerait, selon lui, ce n’est pas l’outil, mais l’engagement politique pour le mettre en œuvre.


    C’est là que la démarche d’Abdel Akimi Ngapout Ngouh prend tout son relief. Loin de la posture du simple commentateur, il s’adresse frontalement « aux décideurs d’aujourd’hui », leur rappelant que « les générations présentes vous regardent, les générations futures vous jugeront ». Mettre en œuvre le Protocole de Yaoundé, écrit-il, c’est choisir de diriger son destin plutôt que de subir celui que d’autres auront écrit à sa place.

    Ce plaidoyer s’inscrit dans une réflexion plus large développée dans l’ouvrage sur la révolution de l’intelligence artificielle, le « grand découplage » entre inflation des actifs financiers et déflation du coût du travail, et le risque d’une servitude numérique pour les économies non préparées. Entre alerte économique et manuel de gouvernance, Le Protocole de Yaoundé s’impose comme une contribution rare : celle d’un homme de chiffres qui refuse de laisser les statistiques parler seules, et qui met son expertise au service d’un Cameroun souverain, résilient et acteur de son propre avenir.

    Avec ses 305 pages, l’ouvrage s’impose comme un véritable chef-d’œuvre, un savoir qu’il convient de promouvoir pour la bonne santé économique d’une nation comme le Cameroun. Il interpelle au plus haut point les décideurs camerounais et, au-delà, l’avenir de toute l’Afrique en quête d’une gouvernance optimale de ses ressources.

  • Malombo: le pont sur le fleuve Nyong officiellement mis en service 

    Malombo: le pont sur le fleuve Nyong officiellement mis en service 

    C’était au cours d’une cérémonie présidée ce 5 août 2026 par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, en présence de Pauline Irène Nguéné, ministre des Affaires sociales et Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Transports.

    Démarrés en décembre 2024, les travaux de cet ouvrage qui se trouve dans l’arrondissement de Makak, département du Nyong-et-Kellé, région du Centre, s’achèvent ainsi avant la fin contractuelle des travaux fixée au mois d’avril 2027. Une réalisation qui vient ainsi mettre un terme, selon les différents intervenants, aux pertes en vies humaines liées à la traversée du fleuve Nyong par des pirogues de fortune. Ceci, grâce à un ouvrage moderne et sécurisé.

    Présentation de l’infrastructure

    Long de 160 mètres, le pont sur le fleuve Nyong est construit avec quatre travées de 40 mètres chacune. Son tablier mixte acier-béton repose sur des culées et piles en béton armé, fondées sur des pieux profonds, garantissant la stabilité et la durabilité de l’ouvrage. Conçu pour répondre aux exigences du trafic actuel et futur, il comprend une chaussée bidirectionnelle de deux voies de circulation de 3,50 mètres chacune, complétée par deux trottoirs d’un mètre destinés à assurer la sécurité des piétons.

    Le projet comprend également l’aménagement de 960 mètres de voies d’accès, réalisées avec une chaussée de deux voies de circulation, des accotements revêtus, une structure de chaussée en grave latéritique, grave concassée et béton bitumineux et des ouvrages de drainage composés de fossés, d’un dalot de décharge et de dispositifs d’assainissement destinés à assurer la pérennité de l’infrastructure.

    Les travaux, exécutés par l’entreprise China First Highway Engineering Company (CFHEC) sous le contrôle du groupement INTEGC / General Engineering, représentent un investissement de 8 626 525 897 FCFA TTC, complété par un avenant de 522 711 282 FCFA. La mission de contrôle, quant à elle est évaluée à 752 950 000 FCFA TTC, le tout financé par le Budget d’Investissement Public du ministère des Travaux Publics.

    Source: ministère des Travaux publics 

  • Ngaoundéré-Garoua: les travaux sont lancés 

    Ngaoundéré-Garoua: les travaux sont lancés 

    C’était ce lundi 10 août 2026 au cours des cérémonies présidées aussi bien dans le Nord que dans l’Adamaoua, par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.

    Après plusieurs années d’attente, c’est aux populations de la région du Nord qu’il est revenu de vivre en premier ce moment mémorable avec le lancement officiel des travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, section Pont sur la Bénoué–Pont de Kéroua, longue de 189 km traversant leur région.

    Modernisation du réseau routier national

    Ici, autorités administratives, élus locaux, autorités traditionnelles, usagers, leaders communautaires et riverains ont pris part à cette cérémonie très courue. Le Maire de Gouna, Gao Dieudonné, a ainsi salué la mobilisation des populations et l’attention accordée par le gouvernement à cet itinéraire pour la vitalité économique et sociale de la localité. Quant au maître d’ouvrage, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, il a rappelé que ce projet traduit la volonté du Président de la République, Paul BIYA, de poursuivre la modernisation du réseau routier national et de renforcer les infrastructures qui soutiennent le développement économique du pays.

    La reconstruction de section de la route Ngaoundéré-Garoua qui traverse la région du Nord, s’étend sur 189 km, répartis en trois sections : Pont sur la Bénoué–Entrée village Ouro André (56 km), Entrée village Ouro André–Pont Salah (56 km) et Pont Salah–Pont de Kéroua (77 km).

    Lancement dans l’Adamaoua

    À l’esplanade de l’école publique de Mbé, populations, autorités administratives, élus locaux, autorités traditionnelles et acteurs locaux se sont massivement mobilisés pour vivre ce grand moment. Pour le Ministre des Travaux Publics, cette forte mobilisation témoigne de l’importance accordée au projet par les populations. Projet qu’il a présenté comme une réponse aux difficultés de circulation que connaissent les usagers entre les régions de l’Adamaoua et du Nord.

    Dans l’Adamaoua, le projet couvre 89 km, répartis en deux sections : Ngaoundéré–Bas de la Falaise (50 km) et Bas de la Falaise–Pont de Kéroua. Les entreprises sont déjà mobilisées et les travaux préparatoires ont débuté depuis plusieurs mois. Le projet prévoit également la réalisation d’ouvrages d’art, l’aménagement de voiries urbaines à Ngaoundéré et Mbé ainsi que des interventions sur les routes communales le long de l’itinéraire.

    Aline-Florence Nguini

  • ECA: African Experts Set to Fast-track Operationalisation of AfCFTA

    ECA: African Experts Set to Fast-track Operationalisation of AfCFTA

    The effective implementation of the African Continental Free Trade Area has once again taken centre stage as experts from across the continent gather in Yaounde to identify practical measures for accelerating Africa’s economic integration.

    Convened by the United Nations Economic Commission for Africa, the four-day workshop is focusing on eliminating non-tariff barriers, modernising customs systems, strengthening regional value chains, and promoting industrial transformation to unlock the full potential of intra-African trade.

    Participants are also exploring strategies to empower small and medium-sized enterprises, women, and young entrepreneurs, whose active participation is essential to building an inclusive, competitive, and prosperous continental market.

    For Cameroon, the meeting presents a strategic opportunity to consolidate its position as a regional trade hub while contributing to the successful implementation of the African Continental Free Trade Area and Africa’s broader vision of economic integration.

  • Minister Kecha Courtes Lays Foundation Stone for Douala’s Structural Drainage System

    The days of devastating floods in Douala could soon be numbered.

    The Minister of Housing and Urban Development, Célestine Ketcha Courtès, has laid the foundation stone for the construction of the city’s structural drainage system.

    The 7.88-billion CFA franc project, financed by the World Bank, is expected to improve flood control and urban resilience in the economic capital.

    The ceremony, held this Wednesday, July 8, 2026 was attended by the Minister Delegate at the Presidency in charge of Public Contracts, Ibrahim Talba Malla, alongside administrative authorities, local elected officials and traditional rulers.

  • Kribi Handicraft Day: Transformation to Finished Goods Encouraged

    Kribi Handicraft Day: Transformation to Finished Goods Encouraged

    The 6th edition of the Day of Micro, Small and Medium-Sized Enterprises for the Ocean Division of the South Region has been launched.

    The day organised by the Regional Delegation of the Ministry of Small and Medium-Sized Enterprises is a major gathering for local producers in Kribi.

    It was marked by exhibitions and sales dedicated to the men and women who are transforming raw materials into finished goods in the Ocean Division.

    The event gave small producers of the division an opportunity to speak about the difficulties they face in moving from raw materials to market-ready products, while officials responded with support measures already in place.

  • Réhabilitation de la Sonara: l’Etat engage les consultations

    Réhabilitation de la Sonara: l’Etat engage les consultations

    C’est à travers l’ouverture ce 29 juin 2026 à Yaoundé, du “Market sounding”, relatif à ce projet, dans le cadre d’un partenariat public – Privé (PPP).

    Le dispositif a été mis en branle à la suite du sinistre survenu le 31 mai 2019. L’incendie a entraîné l’arrêt des activités de raffinage. Le gouvernement avait alors engagé une réflexion approfondie et des études sur les modalités de sauvegarde, de restructuration et de relance durable de cette Société nationale de Raffinage (SONARA).

    Les objectifs du projet

    Pour le ministre des Finances qui présidait la cérémonie, ce projet « dépasse largement la simple reconstruction d’un outil

    industriel endommagé ». Il s’agit, selon Louis Paul Motaze, « d’un projet stratégique de portée nationale […] dont l’une des

    ambitions majeures est le renforcement de la souveraineté énergétique du Cameroun ». A cet effet, plusieurs autres objectifs sont poursuivis:

    -La réduction de la dépendance du pays aux importations de produits raffinés.

    -La modernisation des unités de raffinage permettant à la SONARA de produire des carburants conformes aux standards et spécifications internationales les plus récentes, tout en améliorant sa compétitivité et sa rentabilité.

    -L’amélioration de la balance commerciale et de la balance des paiements, grâce à la réduction des importations de produits pétroliers raffinés et à la limitation des sorties de devises.

    -La transformation économique de la ville de Limbé et la création d’emplois directs et indirects.

    -Le renforcement de la résilience de notre économie face aux chocs pétroliers externes et la limitation de leurs effets inflationnistes sur les ménages et les entreprises.

    Le Partenariat Public-Privé privilégié

    Compte tenu de l’ampleur des investissements requis et conformément aux orientations du gouvernement en matière de financement des infrastructures stratégiques, le ministre des Finances a précisé que le mode de contractualisation retenu est celui du Partenariat Public-Privé de type DBFM (Design- Build – Finance – Maintain).

    Le schéma ainsi défini permettra de mobiliser l’expertise technique, les capacités financières et les innovations du secteur privé, tout en assurant une allocation optimale des risques entre les parties.

    Aline-Florence Nguini

  • Accès à l’eau potable : le système d’alimentation de Yaoundé se modernise

    Accès à l’eau potable : le système d’alimentation de Yaoundé se modernise

    La cérémonie officielle de pose de la première pierre du Projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de la cité capitale a eu lieu ce jeudi 25 juin 2026, sur l’esplanade de la mairie de Yaoundé VII à Minkoameyos.

    « La rencontre de ce jour constitue dès lors, une action forte du Président de la République du Cameroun, à l’endroit des populations de la Ville aux 7 collines et de ses environs, à savoir, la réhabilitation, le renforcement et l’extension du réseau de distribution d’eau potable de la ville de Yaoundé », a déclaré Blaise Moussa, maître d’ouvrage délégué, Directeur Général de CAMWATER, principal bénéficiaire du projet. 

    Quelques caractéristiques du projet

    Le projet ainsi lancé permettra d’adapter le réseau de distribution de Yaoundé aux capacités du Projet d’Alimentation en Eau Potable de Yaoundé et ses Environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS), afin d’assurer une desserte durable en eau potable. 

    Il vise notamment à porter la capacité d’absorption du réseau à 480 000 m3 par jour, à supprimer progressivement les rationnements, à garantir une pression minimale de 1,5 bar, à réaliser 30 000 nouveaux branchements, à améliorer le rendement du réseau de 52 % à 75 % et à renforcer durablement la qualité du service offert aux populations de Yaoundé, Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo.

    Le problème de coupures d’eau résolu

    « Ces localités vont recevoir de l’eau de bonne qualité et avec une bonne pression, et les robinets vont couler de jour comme de nuit », a précisé Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’Energie qui présidait la cérémonie, avant d’ajouter: « On n’aura plus besoin d’attendre 2h-3h du matin quand le réseau est libéré pour avoir une goutte d’eau ».

    D’une durée de 36 mois, ces travaux comprendront la construction de nouvelles stations de pompage et  de réservoirs, la pose de plus de 447 kilomètres de conduites, le remplacement  des canalisations vétustes, le renforcement des ouvrages stratégiques et la fourniture de 30 000 kits de branchement.

    Cette cérémonie a également connu la présence d’autres membres du Gouvernement, de l’Ambassadeur du Royaume de Belgique, des partenaires techniques et financiers, des élus locaux et des populations bénéficiaires.

    Aline-Florence Nguini

  • Yaoundé Drinking Water Project Launched in Minkoameyos

    Yaoundé Drinking Water Project Launched in Minkoameyos

    The Minister of Water Resources and Energy, Gaston Eloundou Essomba, is currently presiding over the foundation stone-laying ceremony for a major drinking water project in the Yaoundé VII Municipality.

    The project, being launched at the Usine des Eaux neighbourhood, aims to enhance the autonomous water source and strengthen water production and distribution capacities to better serve the growing population of Yaoundé.

    According to project officials, the works will include the construction of new water infrastructure, reinforcement of the secondary distribution network, and the rehabilitation of existing grey cast iron and steel pipelines.

    Financed by the State of Cameroon and ING Bank of Belgium, and implemented by CAMWATER under the supervision of the Ministry of Water Resources and Energy, the project forms part of government’s strategy to modernize water infrastructure and ensure sustainable access to potable water for residents of Yaoundé and its environs.

  • 2025 Statistical Review of Small and Medium Sized Companies unveiled

    2025 Statistical Review of Small and Medium Sized Companies unveiled

    Cameroon’s Small and Medium-sized Enterprises, Social Economy Organisations and Handicrafts have witnessed significant growth, rising from 287,316 SMEs in 2019 to 472,208 in 2025, marking a 6.5% increase compared to the previous year.

    These statistics were revealed during the 15th edition of the 2025 SME statistical data review, a session chaired by the Minister of Small and Medium-sized Enterprises, Social Economy and Handicrafts, Achille Bassilekin III.