Catégorie : Economie

  • Intelligence artificielle: des concertations pour une meilleure implémentation

    Les assises de 2 jours ont été ouvertes ce mardi 25 juin 2024 par le ministre des postes et télécommunications, Minette Libom Li Likeng en présence d’autres membres du gouvernement.

    Organisée par le Ministère des Postes et Télécommunications, cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs gouvernementaux et des parties prenantes, sur l’encadrement des technologies innovantes. Il est question de faire face aux nombreux enjeux actuels liés à l’Intelligence Artificielle, et de relever efficacement le défi du développement numérique, catalyseur de l’émergence économique, sociale et technologique du Cameroun.

    Pendant ces deux jours d’échanges, il s’agira «de comprendre comment l’IA peut être intégrée de manière responsable et efficace, dans les divers secteurs de notre société, et de réfléchir sur les principaux axes devant aboutir, à l’élaboration d’une stratégie concertée et efficace de l’IA au Cameroun. Aussi, ces discussions permettront-elles de définir les meilleures pratiques, de partager des connaissances et de formuler des recommandations concrètes.» A précisé le MINPOSTEL. 

    Les engagements du gouvernement

    Conscient du potentiel de cette technologie, le gouvernement camerounais s’est engagé à soutenir pleinement les initiatives dans ce domaine. Il s’agit entre autres:

    -Sur le plan stratégique, l’intégration de l’innovation technologique, y compris l’IA, dans les documents stratégiques du secteur, ainsi qu’une étude en cours de réalisation par le PATNUC;

    -Sur le plan règlementaire, l’élaboration d’une loi sur la protection des données à caractère personnel, ainsi que celle en cours d’une «sandbox» réglementaire, pour les startups et les entreprises innovantes en matière d’IA.

    -Sur le plan de l’éducation et de la formation, l’introduction des programmes de formation en IA dans les universités et les institutions spécialisées, ainsi que la mise en place de partenariats avec des institutions internationales et des entreprises privées, en vue du renforcement des capacités locales en matière d’IA.

    -Sur le plan des infrastructures, la mise en place d’une politique visant à moderniser et à renforcer les réseaux de communication et les centres de données (augmentation de la capacité de la bande passante, amélioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et sécurisée des informations.

    -Sur le plan des infrastructures, la mise en place d’une politique visant à moderniser et à renforcer les réseaux de communication et les centres de données (augmentation de la capacité de la bande passante, amélioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et sécurisée des informations.

    -Sur le plan de l’instauration d’un cadre éthique solide de développement de l’IA, la sensibilisation et la vulgarisation de l’IA, de ses risques et ses opportunités, la lutte contre la désinformation à travers des campagnes d’éducation de masse et l’organisation des sessions de formation des différents acteurs, sans oublier l’adoption d’une charte sur la protection des enfants en ligne.

    Les premières concertations nationales sur l’intelligence artificielle se referment mercredi 26 juin 2024. 

    Carmen Olivia BILE

  • Population mondiale : des progrès significatifs au Cameroun

    C’est ce qui ressort du rapport sur l’état de la population mondiale, édition 2024, dont le lancement a eu lieu ce 26 juin à Yaoundé.

    « Destins entremêlés, lueurs d’espoir: mettre fin aux inégalités dans la santé et les droits sexuels et reproductifs ». Tel est l’intitulé de ce rapport dont le lancement était présidé par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, en présence d’autres membres du gouvernement et du Dr Justin Koffi, représentant résident de UNFPA  au Cameroun.

    Des femmes et des filles marginalisées

    Selon ce rapport des progrès notables ont été réalisés ces trente dernières années à l’échelle mondiale dans le domaine de la santé et des droits en matière de sexualité et de reproduction. Dr Natalia Kanem, Directrice Exécutive de l’UNFPA, affirme ainsi que « En l’espace d’une génération, nous avons diminué le taux de grossesses non désirées de près de 20 %, réduit d’un tiers le taux de mortalité maternelle et encouragé l’adoption de lois visant à lutter contre la violence domestique dans plus de 160 pays ». Cependant, le constat qui s’y dégage est que des millions de femmes et de filles ont été privées de ces avancées en raison de considérations liées à leur identité ou à leur région d’origine.

    L’exemple du Cameroun

    Concernant le Cameroun, le rapport indique que des progrès significatifs sont palpables, les efforts conjugués entre le gouvernement et les partenaires ayant permis, au cours de la période 2011 à 2018, de réduire presque de moitié le ratio de mortalité maternelle, à savoir de 782 à 406 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes; d’augmenter de 64% à 69%, la proportion des accouchements assistés par un prestataire de santé

    qualifié et d’accroître la prévalence contraceptive moderne de 14 à 15%.

    Par ailleurs la volonté politique manifestée au plus haut niveau a également permis ces dernières années de :

    -Renforcer la chaine d’approvisionnement au dernier kilomètre des médicaments essentiels génériques, en assurant la mise à disposition de la gamme complète de produits contraceptifs;

    -Adhérer le Cameroun à l’initiative FP2030;

    -Signer un partenariat entre le MINSANTE et l’UNFPA, couvrant la période 2022-2026;

    -Mettre en vigueur la Couverture Santé Universelle, en priorisant la santé de reproduction.

    En dépit de ces avancées, Dr Natalia Kanem relève que les inégalités au sein de nos sociétés et systèmes de santé se creusent, et que « nous n’avons pas su accorder la priorité aux personnes les plus

    défavorisées ». A ce titre, elle affirme que leur mission demeure inachevée et qu’ils  parviendrons à l’accomplir s’ils reçoivent 

    des investissements continus et bénéficient de la solidarité mondiale.

    Aline-Florence Nguini

  • Intelligence artificielle: le Cameroun entend s’arrimer à la donne

    C’est à l’occasion des concertations nationales sur l’intelligence artificielle (CONIA 2024) qui auront lieu à Yaoundé du 25 au 26 juin 2024.

    Ces assises organisées par le ministère des postes et télécommunications, vont ainsi étudier les contours de ce processus d’imitation de l’intelligence humaine, qui repose sur la création et l’application d’algorithmes exécutés dans un environnement informatique dynamique. Son but étant de permettre à des ordinateurs de penser et d’agir comme des êtres humains.

    Des recommandations attendues

    C’est une donne à laquelle les Etats du monde entier s’arriment, et le Cameroun ne veut pas être en marge de cette avancée technologique. D’où l’organisation de concertations nationales. Placées sous le thème: «Quelles approches gouvernementales pour une meilleure appropriation de l’Intelligence artificielle au Cameroun?». Ces travaux ont donc pour objectif de dresser une feuille de route pour une appropriation optimale des défis, enjeux et opportunités liés à l’utilisation de l’IA dans divers secteurs d’activités dans notre pays.

    La rencontre de deux jours réunira les acteurs publics, les organisations, les associations et les experts du domaine. Elle rentre en droite ligne des Très Hautes Interpellations du Président de la République, en matière de transformation digitale du Cameroun. «C’est un domaine très complexe qui aujourd’hui connaît un essor considérable en raison de son potentiel à transformer la société tout entière. » précise François-Joseph Nnemete Beyeme, sous-Directeur des télécoms au ministère des postes et télécommunications.

    Carmen Olivia BILE

  • Nouvelles technologies : l’IAI-Cameroun en quête de nouveaux partenariats

    Le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale Accès-TIC et Représentant-Résident de l’IAI-Cameroun poursuit ce 17 juin 2024, sa visite de travail en France.

    Trois villes figurent notamment dans l’agenda de Armand Claude Abanda, à savoir Brest, Saint Étienne et Nantes. L’objectif avoué est de nouer des partenariats stratégiques et institutionnels avec des universités, grandes écoles et autres entreprises françaises. Des conventions qui offriront des opportunités de formation et d’autonomisation aux jeunes et aux femmes de la sous-région via les TIC (Technologies de l’information et de la communication).

    Des débuts prometteurs

    Ce voyage facilité par l’ambassade du Cameroun en France et le club professionnel des Africains en Bretagne a d’ailleurs commencé à produire des fruits grâce notamment à la signature d’une convention avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest. «  La convention de la Chaire Unesco d’Afrique centrale avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest est très importante parce qu’il s’agit pour nous d’aller vers une transformation digitale qui impacte réellement la sous région d’Afrique centrale et même toute l’Afrique », a confié le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale.

    Pour Armand Claude Abanda, il faut arriver à faire en sorte que les jeunes doués Camerounais ou de la sous région puisse avoir la capacité d’être bien suivis par un certain nombre de partenaires de la chaire Unesco, qui leur permettent d’aller jusqu’au bout de leurs inventions. « L’idée aujourd’hui c’est d’arriver à faire de la technologie un levier essentiel de croissance et d’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il relevé.

    D’autres conventions attendues

    Dans la même lancée, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale « ACCES- TIC » qui poursuit sa visite dans l’hexagone s’est rendu à l’UBO (Université de Bretagne-Occidentale ). L’université bénéficie de nombreux accords de coopération avec plusieurs universités du Cameroun (Douala, Yaounde, Ngaoundéré et bientôt Bertoua).  Plus récemment deux instituts : ESSFAR (Ecole sup des Sciences et de la Finance, de l’Assurance et des Risques) et ISSEA (institut sous régional de statistiques et d’économie appliquée). A l’image de cette collaboration, l’UBO et l’IAI-Cameroun, sont appelés à développer des collaborations de formation et de recherche de haut niveau dans le domaine de l’Informatique et des technologies de communication.

    Parallèlement à ses rencontres avec des responsables universitaires, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale Accès-TIC a été reçu au siège de l’Unesco à Paris, en tant que titulaire de Chaire par l’ambassadeur du Cameroun en France et délégué permanent du Cameroun auprès de l’UNESCO, André – Magnus EKOUMOU.

    Aline-Florence Nguini

  • CNI : les droits de timbre fixés à 10 000 Fcfa

    C’est ce qui ressort de l’ordonnance du président de la République en date du 20 juin 2024.

    Cette ordonnance vient ainsi modifier et compléter certaines dispositions de la loi

    n°2023/019 du 19 décembre 2023 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2024. A ce sujet, plusieurs dispositions ont été revues, notamment en matière d’impôts et taxes. Il s’agit entre autres :

    Timbres des passeports et visas

    Le droit de timbre sur les passeports et des autres documents qui en tiennent 

    lieu est fixé ainsi qu’il suit :

    Passeports nationaux

    -Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ;

    -délivrance de laissez-passer : 75 000 FCFA pour le laissez-passer ordinaire et 100 000 FCFA pour le laissez-passer mortuaire.

    Visa de passeports étrangers :

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties valable de 0 à six mois : 100 000 F CFA pour le visa normal et 150 000 F CFA pour le visa express

    -Prorogation de visa : 150 000 F CFA  pour le visa de sortie, sous réserve des conventions bilatérales entre l’Etat du Cameroun et le pays du demandeur et 100 000 F CFA pour le visa de transit de plus de quatre jours

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties supérieur à six mois : 200 000 F CFA pour le visa normal et 200 000 FCFA pour le visa express 

    Exonérations

    Des exonérations sont toutefois à noter concernant le droit de timbre des passeports et visas. Il s’agit notamment de :

    -La délivrance des passeports diplomatiques ou de service ;

    -Le visa d’étude délivré aux nationaux des pays étrangers pour une durée ne 

    pouvant excéder six mois;

    -Le visa de transit de moins de cinq jours.

    Cartes d’identité et de séjour

    Les cartes d’identité délivrées aux personnes de nationalité camerounaise, les cartes de séjour et de résident délivrées aux personnes de nationalité étrangère, sont également soumises aux droits de timbre avec notamment 10 000 F CFA prévus pour les cartes nationales d’identité.

    Concernant les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais

    résidant à l’étranger, elles sont soumises aux droits de timbre suivants :

    -20000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Afrique ;

    -25000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Asie ;

    -30 000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Europe et d’Amérique.

    Aline-Florence Nguini

  • Promoting Entrepreneurship: MINPMEESA Partners with HTTC Ebolowa

    The setting up of an incubator to encourage entrepreneurship and start-ups in the Higher Teachers’ Technical Training College (HTTTC) Ebolowa is on a good footing thanks to a subvention worth 70 million CFAF from the Ministry of Small and Medium-sized Enterprises, Social Economy and Handicrafts (MINPMEESA).

    (suite…)

  • Le savoir faire des PME exposé à Yaoundé

    C’est à l’occasion du 2e forum économique Afrique centrale ouvert ce 19 juin 2024 par Achille Bassiliken lll, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MINPMEESA).

    A compter de ce 19 juin et ceci jusqu’au 21 juin, les Petites et moyennes entreprises camerounaises ont l’occasion de vendre leur savoir faire aux potentiels investisseurs. Le forum économique Afrique centrale, une plateforme qui a pour ambition de faire connaître les Pme d’Afrique centrale tout en mettant en place des mécanismes visant à les rendre plus compétitives face aux défis de la modernité.

    Dans cette optique, il est donc question durant 3 jours de mettre en relations ces PME avec des investisseurs en provenance de plusieurs pays notamment d’Asie, d’Europe et d’Amérique qui ont une longueur d’avance en terme de développement économique surtout dans les secteurs prioritaires choisis que sont: l’agribusiness, le digital et les énergies renouvelables.

    Une édition riche en partenariats

    D’après le comité d’organisation, la particularité de cette édition est la signature des conventions avec la chambre de commerce indienne, la Tunisian Africa Business Council, organisateur de Financing Investment and Trade in Africa (FITA) et le forum Italian Africa Business Week. «Ces conventions ont pour but de créer une plateforme qui sera utile pour les PME d’Afrique centrale à travers le partage d’expérience et des best practices.» à précisé Jean-Baptiste Fouda, president du forum.

    Tous ces participants auront l’occasion au cours de panels de discussions sur des thématiques tels que : les opportunités, mesures incitatives du secteur privé; la transformation digitale; des entreprises; le développement d’une politique régionale PME-PMI en Afrique centrale entre autres.

    Une leçon inaugurale en ouverture

    En ouvrant les travaux du 2e forum économique Afrique Centrale,Achille Bassiliken lll, le ministre des PME, a invité les participants à faire en sorte que les échanges débouchent sur des propositions concrètes. «Le but est de promouvoir une insertion réussie dans les marchés, bâtir des chaînes de valeur pertinentes», indique Achille Basselekin lll qui s’est inspiré de la leçon inaugurale délivrée par Mamadou Malik, économiste de la commission des Nations-unies pour l’Afrique, a invité les acteurs à être imaginatifs afin de construire des PME vitales, viables et compétitives.

    Carmen Olivia BILE

  • Import-substitution: les femmes entrepreneures sollicitent l’aide de l’État

    C’est l’un des objectifs du premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SNEF) qui s’est ouvert ce 6 juin 2024 à l’Hôtel de ville de Yaoundé.

    Cette première édition est placée sous le thème: « Substitution face aux enjeux de la transformation structurelle de l’économie camerounaise ». Le salon organisé par la Fédération des femmes entrepreneures du Cameroun a été ouvert par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III , en présence des ministres de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa et de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary.

    Le gouvernement sollicité

    Pour Elisée Deumany, l’organisatrice, cette présence de chefs de départements ministériels est la preuve que le gouvernement attache de l’importance à la question du développement de l’entrepreneuriat féminin au Cameroun. « Nous lançons cette première pierre et nous savons que nous allons pouvoir compter davantage sur le gouvernement parce que les femmes entrepreneurs ont vraiment des difficultés », lance-t-elle. 

    Élaborant sur ces défis, Deumany a souligné les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneures pour participer à des événements comme le SNEF, malgré leur rôle crucial dans la promotion des produits fabriqués au Cameroun. Elle a exhorté le gouvernement à donner la priorité à de telles initiatives visant à autonomiser les femmes entrepreneures et à contribuer aux politiques de substitution aux importations.

    Les assurances du gouvernement

    « Les entreprises sont les moteurs essentiels de création des emplois et des richesses », reconnaît Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour qui les idées novatrices des femmes apportent un souffle nouveau aux entreprises camerounaises malgré un environnement économique pas toujours favorable. « C’est pour ça qu’il est nécessaire de leur donner les moyens et les outils pour développer et moderniser leurs entreprises », poursuit-elle.

    Elle salue de ce fait la contribution de ce salon qui vise à mettre sur pied des stratégies innovantes pour les entreprises créées par des femmes victimes des pesanteurs socioculturelles qui les contraignent souvent à exercer uniquement dans le secteur informel. Car ne pouvant avoir accès ni aux nouvelles technologies, ni aux financements et encore moins à la terre. Or, l’obtention d’un titre foncier est souvent une garantie dans la recherche d’un crédit. Le ministre Achille Bassilekin III estime d’ailleurs que 70% des femmes actives se trouvent dans l’informel.

    Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a promis quant à lui, d’aider ces femmes entrepreneurs à obtenir des accompagnements en matière de formation. Patrick Illing, représentant de l’Union européenne, a également fait état du lancement dans les prochaines semaines d’un projet de 15 millions d’euros qui vient d’être adopté pour venir en aide aux chaînes de valeur, et en particulier qui va permettre d’appuyer et de développer des PME dirigées par des femmes.

    Les banques participantes ont présenté les mesures de facilitation mises en place pour accorder des prêts aux femmes entrepreneures avec le soutien du gouvernement. Les femmes entrepreneures sont encouragées à assister à l’événement de quatre jours pour en savoir plus sur ces opportunités.

    Aline-Florence Nguini

  • Festival cacao & coffee: des opportunités à saisir pour les jeunes entrepreneurs

    Des conseils et démonstrations leur sont fournis au cours de l’événement qui se déroule à l’hôtel de ville de Yaoundé.

    Le rendez-vous qui met en exergue le savoir-faire des agriculteurs camerounais en particulier et des agriculteurs africains en général, en la matière, vise également à susciter des vocations dans ces deux domaines précis. C’est ainsi par exemple que la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun(CAPEF), propose son accompagnement à ceux qui aimeraient se lancer dans la filière cacao-café.

    « La CAPEF propose des accompagnements techniques aux différents producteurs de cacao et de café qui seront à la longue nos ressortissants. Un ressortissant c’est celui qui appartient à la CAPEF, un peu comme le paysan appartient au monde rural. Nous les accompagnons en termes de formation, accompagnement technique  et accompagnement financier à travers nos différents partenaires. Nous faisons aussi la promotion de leurs différents produits », fait savoir Christian Abanda, de la délégation de la CAPEF.

    Activités éducatives


     

    En bonne place au sein de cette exposition se trouve un stand du ministère du Commerce. Amina Abdoul est la cheffe d’équipe. Elle relève ainsi qu’il s’agit d’une activité promotionnelle avec des produits premium de cacao fin en provenance de l’étranger: France, Belgique et Royaume-Uni en l’occurrence, avec la particularité qu’il s’agit de chocolats faits à base de cacao fin du Cameroun. « C’est pour cela que nous faisons la promotion pour que le monde entier constate que le cacao camerounais est le meilleur », dit-elle.

    A côté de cette activité liée à la promotion, «on a aussi les activités éducatives vis-à-vis des consommateurs, exportateurs, transformateurs et tout le monde. Donc, on a une clinique de cacao qui prodigue beaucoup de conseils aux populations et aux usagers d’ici et d’ailleurs », relève-t-elle, tout en soulignant que 16 pays sont représentés à cet événement et que le ministère du Commerce leurs sert de tutelle et parrain.

    Une jeunesse innovante

    C’est dans ce cadre qu’un jeune ingénieur, chercheur en génie mécanique est venu faire part de sa trouvaille au public. Il s’agit d’une écabosseuse de cacao. « Cette machine est dédiée à promouvoir et à faciliter le travail d’écabossage du cacao puisque pour obtenir du bon cacao, tout commence par l’écabossage », affirme Alexis Erkedaï. Le jeune promoteur précise que cette machine a plusieurs avantages dont la rapidité et la sécurité. « Au minimum une tonne de cabosses en une heure. En termes de cabosses, de 80 à 100 000 cabosses par jour », souligne-t-il.

    Quant au procédé, il décrit qu’« on a juste besoin des cabosses qu’on va mettre dans   une bassine avant de les déverser dans la machine. Une fois que la cabosse est entrée, elle est rapidement broyée et elle ressort aussitôt, car c’est une question de secondes . A l’intérieur il y a un tamis qui sélectionne la fève d’un côté et la cabosse de l’autre. Puis, juste en bas, il y a un autre tamis qui recueille uniquement le jus».

    Des découvertes et astuces à expérimenter dans ce festival qui ne manque pas d’intérêts.

    Aline-Florence Nguini

  • Festival Cacao & Coffee : une célébration des saveurs africaines

    Le « Cacao & Coffee Festival », qui s’est ouvert ce 29 mai sous le thème « Valorisons le cacao et le café de nos terroirs », est un événement incontournable pour toute personne intéressée à découvrir les riches saveurs du cacao et du café africains.

    Pour Hermann Yanka, Directeur du développement au CICC(Conseil interprofessionnel du Cacao et du café), le festival de cette année marque la fusion de deux événements auparavant distincts, le Festi Cacao et le Festi Coffee, qui en étaient tous deux à leur neuvième édition. Le festival combiné vise à mieux informer les producteurs, à stimuler la consommation intérieure de cacao et de café, avec un accent particulier sur les produits camerounais, et à promouvoir le cacao et le café camerounais dans le monde. L’objectif c’est de montrer ce qui est fait à la base pour que le grand public s’intéresse et consomme ce que nous produisons », confie-t-il.

    La foire co-organisée par le ministère du commerce et le Conseil interprofessionnel du Cacao et du café (CICC) regroupe des délégations issues de divers pays africains dont la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Togo, le Libéria, la République Démocratique du Congo, le Ghana et la Guinée.

    Le public intéressé

    Pour ce premier jour du festival, les visiteurs venus nombreux, n’ont pas boudé leur plaisir. Arpentant les couloirs de l’exposition, ils ont pu observer dans un premier temps, diverses variétés de ces produits, fruits du dur labeur des agriculteurs locaux, avant d’en apprécier la saveur dans les stands où la dégustation était offerte. La satisfaction se lisait alors sur leurs visages, «  il est très bon, rien à envier aux chocolats venus d’ailleurs », confie l’un d’eux.

    Une autre visiteuse trouvée en pleine conversation avec un exposant ne cache pas sa satisfaction: « Je suis contente de savoir que les Camerounais eux-mêmes font la production du cacao et du café parce qu’auparavant, ces produits venaient d’Europe. Dans les produits qui viennent de l’étranger, parfois ils nous mettent des produits chimiques qui dégradent notre santé alors que nous-mêmes nous sommes conscients que nous devons utiliser nos produits naturels sans ajouts chimiques ». Sa satisfaction s’explique également, dira-t-elle, par le fait que les produits locaux après transformation reviennent à un prix très abordable tout en permettant à chacun de trouver son compte.

    À la découverte des saveurs étrangères

    Jasmin, l’un des exposants fait partie de la délégation ivoirienne.« Les produits que nous avons ici sont transformés et finis. Nous avons du café moulu, en grain, en capsules, de la liqueur de café, de cacao, de la poudre de cacao et de cacao instantanée », raconte t’il.

    Selon lui, leur objectif est de pouvoir donner au consommateur ce dont il a vraiment besoin et non lui imposer ce qui est sur le marché parce que, affirme-t-il, « le consommateur a tendance à consommer ce qui est disponible, et aujourd’hui notre objectif c’est de donner au consommateur le choix sans modifier son alimentation ».

    Pour les visiteurs qui souhaitent également découvrir ces saveurs du cacao et du café africain, ils ont jusqu’au vendredi 31 mai, date de clôture du festival.

    Aline-Florence Nguini