Catégorie : Economie

  • JEICOM 2025 : Le Cameroun accélère la digitalisation des communes


    Le projet Plateforme urbaine dévoile ce lundi 02 juin 2025 deux innovations destinées à révolutionner la gestion et l’accès aux données municipales.

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    En marge de la 3e édition des Journées économiques internationales des Communes (JEICOM) ouvertes ce lundi 2 juin 2025 à Yaoundé, le projet Plateforme urbaine au Cameroun a présenté des outils numériques de gouvernance urbaine désormais opérationnels. Il s’agit de la plateforme digitale collaborative et du cadastre polyvalent expérimenté dans la commune de Soa.

    La plateforme digitale collaborative offre de multiples services. Son espace « Ma carte », riche de plus de 300 données géographiques, permet de visualiser les informations de manière interactive sur la carte. Elle met également à disposition un espace numérique contenant des documents de planification et une multitude de données en libre accès.

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    Le cadastre polyvalent, expérimenté dans la commune de Soa choisie comme pilote pour ce projet, constitue une innovation majeure. Cet outil renforce la capacité de mobilisation fiscale locale tout en servant de banque de données ouverte et collaborative. Il intègre un système d’adressage numérique structurant pour une meilleure gestion urbaine.

    Ces deux outils s’inscrivent dans la composante 2 du projet Plateforme urbaine au Cameroun, financé par l’Union européenne à hauteur de 4,9 millions d’euros dans le cadre du programme « Cameroun, villes vertes, inclusives et durables ». Mis en œuvre par Expertise France pour une durée de 4 ans, ce projet est piloté par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain en partenariat avec d’autres administrations.

    Selon la ministre Célestine Ketcha Courtès qui présidait la cérémonie, ces outils font déjà l’objet d’un important effort d’appropriation par les collectivités territoriales décentralisées et les administrations. Le projet prévoit également le déploiement prochain d’un Système intégré de gestion des communes et d’une application Smart city pour rapprocher davantage les services municipaux des citoyens.

    Ruben Tchounyabe (Stagiaire)

  • Falaise de Dschang: le chantier fermé à la circulation

    La décision a été rendue publique ce vendredi 23 mai via un communiqué de presse du ministre des Travaux publics(MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi.

    Ceci fait suite à une descente sur le terrain du MINTP le 17 mai dernier. Une visite qui lui a permis de constater que les véhicules et usagers continuent d’emprunter la voie en travaux, en dépit des risques éventuels que présente ce chantier lancé le 15 mars 2025. Une situation qui constitue par ailleurs « un facteur limitant la bonne exécution des travaux et un risque réel pour les usagers », fait remarquer le ministre.

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    Renforcement de la sécurité du site

    A la suite de ce déplacement, une réunion d’évaluation desdits travaux s’est tenue le 22 mai 2025 à Yaoundé. Occasion pour le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, de réitérer la nécessité de renforcer la sécurité du site, dans le but d’assurer non seulement la sécurité des usagers, mais aussi de permettre une bonne exécution des travaux qui se poursuivent sereinement avec des tests géotechniques effectués au fur et à mesure.

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    C’est donc par un communiqué de presse, signé ce vendredi 23 mai 2025, que le ministre des Travaux publics, a rendu publique sa décision de fermer complètement l’accès à la zone de travaux à la circulation des véhicules autres que ceux de l’entreprise et de la mission de contrôle.

    Nécessité d’une vigilance permanente

    Cette mesure vient s’ajouter aux principales mesures adoptées, au regard de la complexité des sols, concernant par exemple le respect strict des panneaux de signalisation routière. Ces dispositions du Maître d’Ouvrage visent, souligne-t-on, à protéger les usagers de la route, l’entreprise des travaux (China First Highway Engineering Corporation) ainsi que la Mission de Contrôle (ECTA BTP) pendant l’exécution des travaux.

    Le projet exécuté dans un environnement géotechnique instable sur la Régionale R0606 Bamougoum – Dschang – Santchou, présente en effet, comme on l’affirme ici, des risques accrus qui nécessitent une vigilance permanente. La densité du trafic et la circulation incontrôlée de véhicules divers constituant des facteurs aggravants.

    Ces mesures, assure-t-on, au ministère des Travaux publics, vont contribuer à l’accélération du rythme des travaux, à l’optimisation des conditions d’intervention et à la réduction significative des risques accidentogènes.

    Aline-Florence Nguini

  • Intelligence artificielle: des concertations pour une meilleure implémentation

    Les assises de 2 jours ont été ouvertes ce mardi 25 juin 2024 par le ministre des postes et télécommunications, Minette Libom Li Likeng en présence d’autres membres du gouvernement.

    Organisée par le Ministère des Postes et Télécommunications, cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs gouvernementaux et des parties prenantes, sur l’encadrement des technologies innovantes. Il est question de faire face aux nombreux enjeux actuels liés à l’Intelligence Artificielle, et de relever efficacement le défi du développement numérique, catalyseur de l’émergence économique, sociale et technologique du Cameroun.

    Pendant ces deux jours d’échanges, il s’agira «de comprendre comment l’IA peut être intégrée de manière responsable et efficace, dans les divers secteurs de notre société, et de réfléchir sur les principaux axes devant aboutir, à l’élaboration d’une stratégie concertée et efficace de l’IA au Cameroun. Aussi, ces discussions permettront-elles de définir les meilleures pratiques, de partager des connaissances et de formuler des recommandations concrètes.» A précisé le MINPOSTEL. 

    Les engagements du gouvernement

    Conscient du potentiel de cette technologie, le gouvernement camerounais s’est engagé à soutenir pleinement les initiatives dans ce domaine. Il s’agit entre autres:

    -Sur le plan stratégique, l’intégration de l’innovation technologique, y compris l’IA, dans les documents stratégiques du secteur, ainsi qu’une étude en cours de réalisation par le PATNUC;

    -Sur le plan règlementaire, l’élaboration d’une loi sur la protection des données à caractère personnel, ainsi que celle en cours d’une «sandbox» réglementaire, pour les startups et les entreprises innovantes en matière d’IA.

    -Sur le plan de l’éducation et de la formation, l’introduction des programmes de formation en IA dans les universités et les institutions spécialisées, ainsi que la mise en place de partenariats avec des institutions internationales et des entreprises privées, en vue du renforcement des capacités locales en matière d’IA.

    -Sur le plan des infrastructures, la mise en place d’une politique visant à moderniser et à renforcer les réseaux de communication et les centres de données (augmentation de la capacité de la bande passante, amélioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et sécurisée des informations.

    -Sur le plan des infrastructures, la mise en place d’une politique visant à moderniser et à renforcer les réseaux de communication et les centres de données (augmentation de la capacité de la bande passante, amélioration de la couverture internet dans les zones rurales), pour assurer une gestion efficace et sécurisée des informations.

    -Sur le plan de l’instauration d’un cadre éthique solide de développement de l’IA, la sensibilisation et la vulgarisation de l’IA, de ses risques et ses opportunités, la lutte contre la désinformation à travers des campagnes d’éducation de masse et l’organisation des sessions de formation des différents acteurs, sans oublier l’adoption d’une charte sur la protection des enfants en ligne.

    Les premières concertations nationales sur l’intelligence artificielle se referment mercredi 26 juin 2024. 

    Carmen Olivia BILE

  • Population mondiale : des progrès significatifs au Cameroun

    C’est ce qui ressort du rapport sur l’état de la population mondiale, édition 2024, dont le lancement a eu lieu ce 26 juin à Yaoundé.

    « Destins entremêlés, lueurs d’espoir: mettre fin aux inégalités dans la santé et les droits sexuels et reproductifs ». Tel est l’intitulé de ce rapport dont le lancement était présidé par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, en présence d’autres membres du gouvernement et du Dr Justin Koffi, représentant résident de UNFPA  au Cameroun.

    Des femmes et des filles marginalisées

    Selon ce rapport des progrès notables ont été réalisés ces trente dernières années à l’échelle mondiale dans le domaine de la santé et des droits en matière de sexualité et de reproduction. Dr Natalia Kanem, Directrice Exécutive de l’UNFPA, affirme ainsi que « En l’espace d’une génération, nous avons diminué le taux de grossesses non désirées de près de 20 %, réduit d’un tiers le taux de mortalité maternelle et encouragé l’adoption de lois visant à lutter contre la violence domestique dans plus de 160 pays ». Cependant, le constat qui s’y dégage est que des millions de femmes et de filles ont été privées de ces avancées en raison de considérations liées à leur identité ou à leur région d’origine.

    L’exemple du Cameroun

    Concernant le Cameroun, le rapport indique que des progrès significatifs sont palpables, les efforts conjugués entre le gouvernement et les partenaires ayant permis, au cours de la période 2011 à 2018, de réduire presque de moitié le ratio de mortalité maternelle, à savoir de 782 à 406 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes; d’augmenter de 64% à 69%, la proportion des accouchements assistés par un prestataire de santé

    qualifié et d’accroître la prévalence contraceptive moderne de 14 à 15%.

    Par ailleurs la volonté politique manifestée au plus haut niveau a également permis ces dernières années de :

    -Renforcer la chaine d’approvisionnement au dernier kilomètre des médicaments essentiels génériques, en assurant la mise à disposition de la gamme complète de produits contraceptifs;

    -Adhérer le Cameroun à l’initiative FP2030;

    -Signer un partenariat entre le MINSANTE et l’UNFPA, couvrant la période 2022-2026;

    -Mettre en vigueur la Couverture Santé Universelle, en priorisant la santé de reproduction.

    En dépit de ces avancées, Dr Natalia Kanem relève que les inégalités au sein de nos sociétés et systèmes de santé se creusent, et que « nous n’avons pas su accorder la priorité aux personnes les plus

    défavorisées ». A ce titre, elle affirme que leur mission demeure inachevée et qu’ils  parviendrons à l’accomplir s’ils reçoivent 

    des investissements continus et bénéficient de la solidarité mondiale.

    Aline-Florence Nguini

  • Intelligence artificielle: le Cameroun entend s’arrimer à la donne

    C’est à l’occasion des concertations nationales sur l’intelligence artificielle (CONIA 2024) qui auront lieu à Yaoundé du 25 au 26 juin 2024.

    Ces assises organisées par le ministère des postes et télécommunications, vont ainsi étudier les contours de ce processus d’imitation de l’intelligence humaine, qui repose sur la création et l’application d’algorithmes exécutés dans un environnement informatique dynamique. Son but étant de permettre à des ordinateurs de penser et d’agir comme des êtres humains.

    Des recommandations attendues

    C’est une donne à laquelle les Etats du monde entier s’arriment, et le Cameroun ne veut pas être en marge de cette avancée technologique. D’où l’organisation de concertations nationales. Placées sous le thème: «Quelles approches gouvernementales pour une meilleure appropriation de l’Intelligence artificielle au Cameroun?». Ces travaux ont donc pour objectif de dresser une feuille de route pour une appropriation optimale des défis, enjeux et opportunités liés à l’utilisation de l’IA dans divers secteurs d’activités dans notre pays.

    La rencontre de deux jours réunira les acteurs publics, les organisations, les associations et les experts du domaine. Elle rentre en droite ligne des Très Hautes Interpellations du Président de la République, en matière de transformation digitale du Cameroun. «C’est un domaine très complexe qui aujourd’hui connaît un essor considérable en raison de son potentiel à transformer la société tout entière. » précise François-Joseph Nnemete Beyeme, sous-Directeur des télécoms au ministère des postes et télécommunications.

    Carmen Olivia BILE

  • Nouvelles technologies : l’IAI-Cameroun en quête de nouveaux partenariats

    Le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale Accès-TIC et Représentant-Résident de l’IAI-Cameroun poursuit ce 17 juin 2024, sa visite de travail en France.

    Trois villes figurent notamment dans l’agenda de Armand Claude Abanda, à savoir Brest, Saint Étienne et Nantes. L’objectif avoué est de nouer des partenariats stratégiques et institutionnels avec des universités, grandes écoles et autres entreprises françaises. Des conventions qui offriront des opportunités de formation et d’autonomisation aux jeunes et aux femmes de la sous-région via les TIC (Technologies de l’information et de la communication).

    Des débuts prometteurs

    Ce voyage facilité par l’ambassade du Cameroun en France et le club professionnel des Africains en Bretagne a d’ailleurs commencé à produire des fruits grâce notamment à la signature d’une convention avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest. «  La convention de la Chaire Unesco d’Afrique centrale avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest est très importante parce qu’il s’agit pour nous d’aller vers une transformation digitale qui impacte réellement la sous région d’Afrique centrale et même toute l’Afrique », a confié le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale.

    Pour Armand Claude Abanda, il faut arriver à faire en sorte que les jeunes doués Camerounais ou de la sous région puisse avoir la capacité d’être bien suivis par un certain nombre de partenaires de la chaire Unesco, qui leur permettent d’aller jusqu’au bout de leurs inventions. « L’idée aujourd’hui c’est d’arriver à faire de la technologie un levier essentiel de croissance et d’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il relevé.

    D’autres conventions attendues

    Dans la même lancée, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale « ACCES- TIC » qui poursuit sa visite dans l’hexagone s’est rendu à l’UBO (Université de Bretagne-Occidentale ). L’université bénéficie de nombreux accords de coopération avec plusieurs universités du Cameroun (Douala, Yaounde, Ngaoundéré et bientôt Bertoua).  Plus récemment deux instituts : ESSFAR (Ecole sup des Sciences et de la Finance, de l’Assurance et des Risques) et ISSEA (institut sous régional de statistiques et d’économie appliquée). A l’image de cette collaboration, l’UBO et l’IAI-Cameroun, sont appelés à développer des collaborations de formation et de recherche de haut niveau dans le domaine de l’Informatique et des technologies de communication.

    Parallèlement à ses rencontres avec des responsables universitaires, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale Accès-TIC a été reçu au siège de l’Unesco à Paris, en tant que titulaire de Chaire par l’ambassadeur du Cameroun en France et délégué permanent du Cameroun auprès de l’UNESCO, André – Magnus EKOUMOU.

    Aline-Florence Nguini

  • CNI : les droits de timbre fixés à 10 000 Fcfa

    C’est ce qui ressort de l’ordonnance du président de la République en date du 20 juin 2024.

    Cette ordonnance vient ainsi modifier et compléter certaines dispositions de la loi

    n°2023/019 du 19 décembre 2023 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2024. A ce sujet, plusieurs dispositions ont été revues, notamment en matière d’impôts et taxes. Il s’agit entre autres :

    Timbres des passeports et visas

    Le droit de timbre sur les passeports et des autres documents qui en tiennent 

    lieu est fixé ainsi qu’il suit :

    Passeports nationaux

    -Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ;

    -délivrance de laissez-passer : 75 000 FCFA pour le laissez-passer ordinaire et 100 000 FCFA pour le laissez-passer mortuaire.

    Visa de passeports étrangers :

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties valable de 0 à six mois : 100 000 F CFA pour le visa normal et 150 000 F CFA pour le visa express

    -Prorogation de visa : 150 000 F CFA  pour le visa de sortie, sous réserve des conventions bilatérales entre l’Etat du Cameroun et le pays du demandeur et 100 000 F CFA pour le visa de transit de plus de quatre jours

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties supérieur à six mois : 200 000 F CFA pour le visa normal et 200 000 FCFA pour le visa express 

    Exonérations

    Des exonérations sont toutefois à noter concernant le droit de timbre des passeports et visas. Il s’agit notamment de :

    -La délivrance des passeports diplomatiques ou de service ;

    -Le visa d’étude délivré aux nationaux des pays étrangers pour une durée ne 

    pouvant excéder six mois;

    -Le visa de transit de moins de cinq jours.

    Cartes d’identité et de séjour

    Les cartes d’identité délivrées aux personnes de nationalité camerounaise, les cartes de séjour et de résident délivrées aux personnes de nationalité étrangère, sont également soumises aux droits de timbre avec notamment 10 000 F CFA prévus pour les cartes nationales d’identité.

    Concernant les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais

    résidant à l’étranger, elles sont soumises aux droits de timbre suivants :

    -20000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Afrique ;

    -25000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Asie ;

    -30 000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Europe et d’Amérique.

    Aline-Florence Nguini

  • Promoting Entrepreneurship: MINPMEESA Partners with HTTC Ebolowa

    The setting up of an incubator to encourage entrepreneurship and start-ups in the Higher Teachers’ Technical Training College (HTTTC) Ebolowa is on a good footing thanks to a subvention worth 70 million CFAF from the Ministry of Small and Medium-sized Enterprises, Social Economy and Handicrafts (MINPMEESA).

    (suite…)

  • Le savoir faire des PME exposé à Yaoundé

    C’est à l’occasion du 2e forum économique Afrique centrale ouvert ce 19 juin 2024 par Achille Bassiliken lll, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MINPMEESA).

    A compter de ce 19 juin et ceci jusqu’au 21 juin, les Petites et moyennes entreprises camerounaises ont l’occasion de vendre leur savoir faire aux potentiels investisseurs. Le forum économique Afrique centrale, une plateforme qui a pour ambition de faire connaître les Pme d’Afrique centrale tout en mettant en place des mécanismes visant à les rendre plus compétitives face aux défis de la modernité.

    Dans cette optique, il est donc question durant 3 jours de mettre en relations ces PME avec des investisseurs en provenance de plusieurs pays notamment d’Asie, d’Europe et d’Amérique qui ont une longueur d’avance en terme de développement économique surtout dans les secteurs prioritaires choisis que sont: l’agribusiness, le digital et les énergies renouvelables.

    Une édition riche en partenariats

    D’après le comité d’organisation, la particularité de cette édition est la signature des conventions avec la chambre de commerce indienne, la Tunisian Africa Business Council, organisateur de Financing Investment and Trade in Africa (FITA) et le forum Italian Africa Business Week. «Ces conventions ont pour but de créer une plateforme qui sera utile pour les PME d’Afrique centrale à travers le partage d’expérience et des best practices.» à précisé Jean-Baptiste Fouda, president du forum.

    Tous ces participants auront l’occasion au cours de panels de discussions sur des thématiques tels que : les opportunités, mesures incitatives du secteur privé; la transformation digitale; des entreprises; le développement d’une politique régionale PME-PMI en Afrique centrale entre autres.

    Une leçon inaugurale en ouverture

    En ouvrant les travaux du 2e forum économique Afrique Centrale,Achille Bassiliken lll, le ministre des PME, a invité les participants à faire en sorte que les échanges débouchent sur des propositions concrètes. «Le but est de promouvoir une insertion réussie dans les marchés, bâtir des chaînes de valeur pertinentes», indique Achille Basselekin lll qui s’est inspiré de la leçon inaugurale délivrée par Mamadou Malik, économiste de la commission des Nations-unies pour l’Afrique, a invité les acteurs à être imaginatifs afin de construire des PME vitales, viables et compétitives.

    Carmen Olivia BILE

  • Import-substitution: les femmes entrepreneures sollicitent l’aide de l’État

    C’est l’un des objectifs du premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SNEF) qui s’est ouvert ce 6 juin 2024 à l’Hôtel de ville de Yaoundé.

    Cette première édition est placée sous le thème: « Substitution face aux enjeux de la transformation structurelle de l’économie camerounaise ». Le salon organisé par la Fédération des femmes entrepreneures du Cameroun a été ouvert par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III , en présence des ministres de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa et de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary.

    Le gouvernement sollicité

    Pour Elisée Deumany, l’organisatrice, cette présence de chefs de départements ministériels est la preuve que le gouvernement attache de l’importance à la question du développement de l’entrepreneuriat féminin au Cameroun. « Nous lançons cette première pierre et nous savons que nous allons pouvoir compter davantage sur le gouvernement parce que les femmes entrepreneurs ont vraiment des difficultés », lance-t-elle. 

    Élaborant sur ces défis, Deumany a souligné les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneures pour participer à des événements comme le SNEF, malgré leur rôle crucial dans la promotion des produits fabriqués au Cameroun. Elle a exhorté le gouvernement à donner la priorité à de telles initiatives visant à autonomiser les femmes entrepreneures et à contribuer aux politiques de substitution aux importations.

    Les assurances du gouvernement

    « Les entreprises sont les moteurs essentiels de création des emplois et des richesses », reconnaît Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour qui les idées novatrices des femmes apportent un souffle nouveau aux entreprises camerounaises malgré un environnement économique pas toujours favorable. « C’est pour ça qu’il est nécessaire de leur donner les moyens et les outils pour développer et moderniser leurs entreprises », poursuit-elle.

    Elle salue de ce fait la contribution de ce salon qui vise à mettre sur pied des stratégies innovantes pour les entreprises créées par des femmes victimes des pesanteurs socioculturelles qui les contraignent souvent à exercer uniquement dans le secteur informel. Car ne pouvant avoir accès ni aux nouvelles technologies, ni aux financements et encore moins à la terre. Or, l’obtention d’un titre foncier est souvent une garantie dans la recherche d’un crédit. Le ministre Achille Bassilekin III estime d’ailleurs que 70% des femmes actives se trouvent dans l’informel.

    Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a promis quant à lui, d’aider ces femmes entrepreneurs à obtenir des accompagnements en matière de formation. Patrick Illing, représentant de l’Union européenne, a également fait état du lancement dans les prochaines semaines d’un projet de 15 millions d’euros qui vient d’être adopté pour venir en aide aux chaînes de valeur, et en particulier qui va permettre d’appuyer et de développer des PME dirigées par des femmes.

    Les banques participantes ont présenté les mesures de facilitation mises en place pour accorder des prêts aux femmes entrepreneures avec le soutien du gouvernement. Les femmes entrepreneures sont encouragées à assister à l’événement de quatre jours pour en savoir plus sur ces opportunités.

    Aline-Florence Nguini