Catégorie : Economie

  • Nouvelles technologies : l’IAI-Cameroun en quête de nouveaux partenariats

    Le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale Accès-TIC et Représentant-Résident de l’IAI-Cameroun poursuit ce 17 juin 2024, sa visite de travail en France.

    Trois villes figurent notamment dans l’agenda de Armand Claude Abanda, à savoir Brest, Saint Étienne et Nantes. L’objectif avoué est de nouer des partenariats stratégiques et institutionnels avec des universités, grandes écoles et autres entreprises françaises. Des conventions qui offriront des opportunités de formation et d’autonomisation aux jeunes et aux femmes de la sous-région via les TIC (Technologies de l’information et de la communication).

    Des débuts prometteurs

    Ce voyage facilité par l’ambassade du Cameroun en France et le club professionnel des Africains en Bretagne a d’ailleurs commencé à produire des fruits grâce notamment à la signature d’une convention avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest. «  La convention de la Chaire Unesco d’Afrique centrale avec l’Ecole nationale d’ingénieurs de Brest est très importante parce qu’il s’agit pour nous d’aller vers une transformation digitale qui impacte réellement la sous région d’Afrique centrale et même toute l’Afrique », a confié le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique centrale.

    Pour Armand Claude Abanda, il faut arriver à faire en sorte que les jeunes doués Camerounais ou de la sous région puisse avoir la capacité d’être bien suivis par un certain nombre de partenaires de la chaire Unesco, qui leur permettent d’aller jusqu’au bout de leurs inventions. « L’idée aujourd’hui c’est d’arriver à faire de la technologie un levier essentiel de croissance et d’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il relevé.

    D’autres conventions attendues

    Dans la même lancée, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale « ACCES- TIC » qui poursuit sa visite dans l’hexagone s’est rendu à l’UBO (Université de Bretagne-Occidentale ). L’université bénéficie de nombreux accords de coopération avec plusieurs universités du Cameroun (Douala, Yaounde, Ngaoundéré et bientôt Bertoua).  Plus récemment deux instituts : ESSFAR (Ecole sup des Sciences et de la Finance, de l’Assurance et des Risques) et ISSEA (institut sous régional de statistiques et d’économie appliquée). A l’image de cette collaboration, l’UBO et l’IAI-Cameroun, sont appelés à développer des collaborations de formation et de recherche de haut niveau dans le domaine de l’Informatique et des technologies de communication.

    Parallèlement à ses rencontres avec des responsables universitaires, le titulaire de la chaire UNESCO d’Afrique Centrale Accès-TIC a été reçu au siège de l’Unesco à Paris, en tant que titulaire de Chaire par l’ambassadeur du Cameroun en France et délégué permanent du Cameroun auprès de l’UNESCO, André – Magnus EKOUMOU.

    Aline-Florence Nguini

  • CNI : les droits de timbre fixés à 10 000 Fcfa

    C’est ce qui ressort de l’ordonnance du président de la République en date du 20 juin 2024.

    Cette ordonnance vient ainsi modifier et compléter certaines dispositions de la loi

    n°2023/019 du 19 décembre 2023 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2024. A ce sujet, plusieurs dispositions ont été revues, notamment en matière d’impôts et taxes. Il s’agit entre autres :

    Timbres des passeports et visas

    Le droit de timbre sur les passeports et des autres documents qui en tiennent 

    lieu est fixé ainsi qu’il suit :

    Passeports nationaux

    -Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ;

    -délivrance de laissez-passer : 75 000 FCFA pour le laissez-passer ordinaire et 100 000 FCFA pour le laissez-passer mortuaire.

    Visa de passeports étrangers :

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties valable de 0 à six mois : 100 000 F CFA pour le visa normal et 150 000 F CFA pour le visa express

    -Prorogation de visa : 150 000 F CFA  pour le visa de sortie, sous réserve des conventions bilatérales entre l’Etat du Cameroun et le pays du demandeur et 100 000 F CFA pour le visa de transit de plus de quatre jours

    -Visa pour plusieurs entrées et sorties supérieur à six mois : 200 000 F CFA pour le visa normal et 200 000 FCFA pour le visa express 

    Exonérations

    Des exonérations sont toutefois à noter concernant le droit de timbre des passeports et visas. Il s’agit notamment de :

    -La délivrance des passeports diplomatiques ou de service ;

    -Le visa d’étude délivré aux nationaux des pays étrangers pour une durée ne 

    pouvant excéder six mois;

    -Le visa de transit de moins de cinq jours.

    Cartes d’identité et de séjour

    Les cartes d’identité délivrées aux personnes de nationalité camerounaise, les cartes de séjour et de résident délivrées aux personnes de nationalité étrangère, sont également soumises aux droits de timbre avec notamment 10 000 F CFA prévus pour les cartes nationales d’identité.

    Concernant les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais

    résidant à l’étranger, elles sont soumises aux droits de timbre suivants :

    -20000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Afrique ;

    -25000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Asie ;

    -30 000 F CFA pour les cartes consulaires délivrées aux ressortissants camerounais résidant dans les pays d’Europe et d’Amérique.

    Aline-Florence Nguini

  • Promoting Entrepreneurship: MINPMEESA Partners with HTTC Ebolowa

    The setting up of an incubator to encourage entrepreneurship and start-ups in the Higher Teachers’ Technical Training College (HTTTC) Ebolowa is on a good footing thanks to a subvention worth 70 million CFAF from the Ministry of Small and Medium-sized Enterprises, Social Economy and Handicrafts (MINPMEESA).

    (suite…)

  • Le savoir faire des PME exposé à Yaoundé

    C’est à l’occasion du 2e forum économique Afrique centrale ouvert ce 19 juin 2024 par Achille Bassiliken lll, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MINPMEESA).

    A compter de ce 19 juin et ceci jusqu’au 21 juin, les Petites et moyennes entreprises camerounaises ont l’occasion de vendre leur savoir faire aux potentiels investisseurs. Le forum économique Afrique centrale, une plateforme qui a pour ambition de faire connaître les Pme d’Afrique centrale tout en mettant en place des mécanismes visant à les rendre plus compétitives face aux défis de la modernité.

    Dans cette optique, il est donc question durant 3 jours de mettre en relations ces PME avec des investisseurs en provenance de plusieurs pays notamment d’Asie, d’Europe et d’Amérique qui ont une longueur d’avance en terme de développement économique surtout dans les secteurs prioritaires choisis que sont: l’agribusiness, le digital et les énergies renouvelables.

    Une édition riche en partenariats

    D’après le comité d’organisation, la particularité de cette édition est la signature des conventions avec la chambre de commerce indienne, la Tunisian Africa Business Council, organisateur de Financing Investment and Trade in Africa (FITA) et le forum Italian Africa Business Week. «Ces conventions ont pour but de créer une plateforme qui sera utile pour les PME d’Afrique centrale à travers le partage d’expérience et des best practices.» à précisé Jean-Baptiste Fouda, president du forum.

    Tous ces participants auront l’occasion au cours de panels de discussions sur des thématiques tels que : les opportunités, mesures incitatives du secteur privé; la transformation digitale; des entreprises; le développement d’une politique régionale PME-PMI en Afrique centrale entre autres.

    Une leçon inaugurale en ouverture

    En ouvrant les travaux du 2e forum économique Afrique Centrale,Achille Bassiliken lll, le ministre des PME, a invité les participants à faire en sorte que les échanges débouchent sur des propositions concrètes. «Le but est de promouvoir une insertion réussie dans les marchés, bâtir des chaînes de valeur pertinentes», indique Achille Basselekin lll qui s’est inspiré de la leçon inaugurale délivrée par Mamadou Malik, économiste de la commission des Nations-unies pour l’Afrique, a invité les acteurs à être imaginatifs afin de construire des PME vitales, viables et compétitives.

    Carmen Olivia BILE

  • Import-substitution: les femmes entrepreneures sollicitent l’aide de l’État

    C’est l’un des objectifs du premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SNEF) qui s’est ouvert ce 6 juin 2024 à l’Hôtel de ville de Yaoundé.

    Cette première édition est placée sous le thème: « Substitution face aux enjeux de la transformation structurelle de l’économie camerounaise ». Le salon organisé par la Fédération des femmes entrepreneures du Cameroun a été ouvert par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III , en présence des ministres de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa et de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary.

    Le gouvernement sollicité

    Pour Elisée Deumany, l’organisatrice, cette présence de chefs de départements ministériels est la preuve que le gouvernement attache de l’importance à la question du développement de l’entrepreneuriat féminin au Cameroun. « Nous lançons cette première pierre et nous savons que nous allons pouvoir compter davantage sur le gouvernement parce que les femmes entrepreneurs ont vraiment des difficultés », lance-t-elle. 

    Élaborant sur ces défis, Deumany a souligné les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneures pour participer à des événements comme le SNEF, malgré leur rôle crucial dans la promotion des produits fabriqués au Cameroun. Elle a exhorté le gouvernement à donner la priorité à de telles initiatives visant à autonomiser les femmes entrepreneures et à contribuer aux politiques de substitution aux importations.

    Les assurances du gouvernement

    « Les entreprises sont les moteurs essentiels de création des emplois et des richesses », reconnaît Marie Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour qui les idées novatrices des femmes apportent un souffle nouveau aux entreprises camerounaises malgré un environnement économique pas toujours favorable. « C’est pour ça qu’il est nécessaire de leur donner les moyens et les outils pour développer et moderniser leurs entreprises », poursuit-elle.

    Elle salue de ce fait la contribution de ce salon qui vise à mettre sur pied des stratégies innovantes pour les entreprises créées par des femmes victimes des pesanteurs socioculturelles qui les contraignent souvent à exercer uniquement dans le secteur informel. Car ne pouvant avoir accès ni aux nouvelles technologies, ni aux financements et encore moins à la terre. Or, l’obtention d’un titre foncier est souvent une garantie dans la recherche d’un crédit. Le ministre Achille Bassilekin III estime d’ailleurs que 70% des femmes actives se trouvent dans l’informel.

    Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a promis quant à lui, d’aider ces femmes entrepreneurs à obtenir des accompagnements en matière de formation. Patrick Illing, représentant de l’Union européenne, a également fait état du lancement dans les prochaines semaines d’un projet de 15 millions d’euros qui vient d’être adopté pour venir en aide aux chaînes de valeur, et en particulier qui va permettre d’appuyer et de développer des PME dirigées par des femmes.

    Les banques participantes ont présenté les mesures de facilitation mises en place pour accorder des prêts aux femmes entrepreneures avec le soutien du gouvernement. Les femmes entrepreneures sont encouragées à assister à l’événement de quatre jours pour en savoir plus sur ces opportunités.

    Aline-Florence Nguini

  • Festival cacao & coffee: des opportunités à saisir pour les jeunes entrepreneurs

    Des conseils et démonstrations leur sont fournis au cours de l’événement qui se déroule à l’hôtel de ville de Yaoundé.

    Le rendez-vous qui met en exergue le savoir-faire des agriculteurs camerounais en particulier et des agriculteurs africains en général, en la matière, vise également à susciter des vocations dans ces deux domaines précis. C’est ainsi par exemple que la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun(CAPEF), propose son accompagnement à ceux qui aimeraient se lancer dans la filière cacao-café.

    « La CAPEF propose des accompagnements techniques aux différents producteurs de cacao et de café qui seront à la longue nos ressortissants. Un ressortissant c’est celui qui appartient à la CAPEF, un peu comme le paysan appartient au monde rural. Nous les accompagnons en termes de formation, accompagnement technique  et accompagnement financier à travers nos différents partenaires. Nous faisons aussi la promotion de leurs différents produits », fait savoir Christian Abanda, de la délégation de la CAPEF.

    Activités éducatives


     

    En bonne place au sein de cette exposition se trouve un stand du ministère du Commerce. Amina Abdoul est la cheffe d’équipe. Elle relève ainsi qu’il s’agit d’une activité promotionnelle avec des produits premium de cacao fin en provenance de l’étranger: France, Belgique et Royaume-Uni en l’occurrence, avec la particularité qu’il s’agit de chocolats faits à base de cacao fin du Cameroun. « C’est pour cela que nous faisons la promotion pour que le monde entier constate que le cacao camerounais est le meilleur », dit-elle.

    A côté de cette activité liée à la promotion, «on a aussi les activités éducatives vis-à-vis des consommateurs, exportateurs, transformateurs et tout le monde. Donc, on a une clinique de cacao qui prodigue beaucoup de conseils aux populations et aux usagers d’ici et d’ailleurs », relève-t-elle, tout en soulignant que 16 pays sont représentés à cet événement et que le ministère du Commerce leurs sert de tutelle et parrain.

    Une jeunesse innovante

    C’est dans ce cadre qu’un jeune ingénieur, chercheur en génie mécanique est venu faire part de sa trouvaille au public. Il s’agit d’une écabosseuse de cacao. « Cette machine est dédiée à promouvoir et à faciliter le travail d’écabossage du cacao puisque pour obtenir du bon cacao, tout commence par l’écabossage », affirme Alexis Erkedaï. Le jeune promoteur précise que cette machine a plusieurs avantages dont la rapidité et la sécurité. « Au minimum une tonne de cabosses en une heure. En termes de cabosses, de 80 à 100 000 cabosses par jour », souligne-t-il.

    Quant au procédé, il décrit qu’« on a juste besoin des cabosses qu’on va mettre dans   une bassine avant de les déverser dans la machine. Une fois que la cabosse est entrée, elle est rapidement broyée et elle ressort aussitôt, car c’est une question de secondes . A l’intérieur il y a un tamis qui sélectionne la fève d’un côté et la cabosse de l’autre. Puis, juste en bas, il y a un autre tamis qui recueille uniquement le jus».

    Des découvertes et astuces à expérimenter dans ce festival qui ne manque pas d’intérêts.

    Aline-Florence Nguini

  • Festival Cacao & Coffee : une célébration des saveurs africaines

    Le « Cacao & Coffee Festival », qui s’est ouvert ce 29 mai sous le thème « Valorisons le cacao et le café de nos terroirs », est un événement incontournable pour toute personne intéressée à découvrir les riches saveurs du cacao et du café africains.

    Pour Hermann Yanka, Directeur du développement au CICC(Conseil interprofessionnel du Cacao et du café), le festival de cette année marque la fusion de deux événements auparavant distincts, le Festi Cacao et le Festi Coffee, qui en étaient tous deux à leur neuvième édition. Le festival combiné vise à mieux informer les producteurs, à stimuler la consommation intérieure de cacao et de café, avec un accent particulier sur les produits camerounais, et à promouvoir le cacao et le café camerounais dans le monde. L’objectif c’est de montrer ce qui est fait à la base pour que le grand public s’intéresse et consomme ce que nous produisons », confie-t-il.

    La foire co-organisée par le ministère du commerce et le Conseil interprofessionnel du Cacao et du café (CICC) regroupe des délégations issues de divers pays africains dont la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Togo, le Libéria, la République Démocratique du Congo, le Ghana et la Guinée.

    Le public intéressé

    Pour ce premier jour du festival, les visiteurs venus nombreux, n’ont pas boudé leur plaisir. Arpentant les couloirs de l’exposition, ils ont pu observer dans un premier temps, diverses variétés de ces produits, fruits du dur labeur des agriculteurs locaux, avant d’en apprécier la saveur dans les stands où la dégustation était offerte. La satisfaction se lisait alors sur leurs visages, «  il est très bon, rien à envier aux chocolats venus d’ailleurs », confie l’un d’eux.

    Une autre visiteuse trouvée en pleine conversation avec un exposant ne cache pas sa satisfaction: « Je suis contente de savoir que les Camerounais eux-mêmes font la production du cacao et du café parce qu’auparavant, ces produits venaient d’Europe. Dans les produits qui viennent de l’étranger, parfois ils nous mettent des produits chimiques qui dégradent notre santé alors que nous-mêmes nous sommes conscients que nous devons utiliser nos produits naturels sans ajouts chimiques ». Sa satisfaction s’explique également, dira-t-elle, par le fait que les produits locaux après transformation reviennent à un prix très abordable tout en permettant à chacun de trouver son compte.

    À la découverte des saveurs étrangères

    Jasmin, l’un des exposants fait partie de la délégation ivoirienne.« Les produits que nous avons ici sont transformés et finis. Nous avons du café moulu, en grain, en capsules, de la liqueur de café, de cacao, de la poudre de cacao et de cacao instantanée », raconte t’il.

    Selon lui, leur objectif est de pouvoir donner au consommateur ce dont il a vraiment besoin et non lui imposer ce qui est sur le marché parce que, affirme-t-il, « le consommateur a tendance à consommer ce qui est disponible, et aujourd’hui notre objectif c’est de donner au consommateur le choix sans modifier son alimentation ».

    Pour les visiteurs qui souhaitent également découvrir ces saveurs du cacao et du café africain, ils ont jusqu’au vendredi 31 mai, date de clôture du festival.

    Aline-Florence Nguini

  • Kikot-Mbebe Hydro Power Company Gets New Director General

    The new Director General of the Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), Christophe Avognon, is set to begin work.

    (suite…)

  • Festicocoa and Festicoffee become Cacao & Coffee Festival

    The first edition of the Cacao & Coffee Festival will hold from 29th to 31st May 2024 in Yaounde and Douala. 

    (suite…)

  • Assurances: le nouveau siège de l’école de formation inauguré

    C’était ce 24 mai à Yaoundé au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

    L’édifice flambant neuf, de l’Institut international des assurances (IIA) de Yaoundé à Mfandena a donc accueilli du beau monde à l’occasion de cette cérémonie d’inauguration couplée à la cérémonie marquant le cinquantenaire de cet Institut, qui est selon le ministre des Finances, le pionnier en matière de formation des cadres d’assurances en Afrique noire francophone.

    Caractéristiques  de l’ouvrage

    La formation de ces cadres d’assurances se fera donc désormais dans un cadre plus propice. Selon le Directeur général de cet établissement, Odon Bolarinwa Koupaki, le site, objet de toutes les attentions aujourd’hui, est le troisième de cette structure après des locaux provisoires occupés au quartier Melen puis au quartier Nylon à Bastos. Il s’agit, pour l’architecte de l’édifice, d’une structure bâtie sur un site de 15 395 m2 gracieusement offert par l’Etat, et composé de cinq blocs: un espace pour enseignants, un autre pour l’administration, un bloc consacré aux résidences pour étudiants, des espaces sportifs et autres installations. 

    La construction de cet édifice, précise l’architecte, a également pris en compte la présence au sein de ce campus de personnes à mobilité réduite. C’est ainsi que l’on note par exemple la présence d’un ascenseur dans le bloc administratif. Des 86 chambres d’étudiants que compte l’institut, 4 sont également destinées aux personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, apprend-t-on, des aspects techniques ont été incorporés dans cette architecture « sobre » en dotant les bâtiments d’infrastructures nécessaires pour un approvisionnement permanent en eau et en électricité. L’institut situé sur la rue lycée bilingue-stade omnisports compte également entre autres: un amphithéâtre d’une capacité de 200 places, un gymnase, un foyer, une salle de jeux et un terrain multisports.

    Objectifs  à atteindre

    En saluant la réalisation de ce « bel édifice », le ministre Louis Paul Motaze a fait état de ses attentes. D’abord aux responsables, étudiants ainsi qu’aux parties prenantes à l’entretien. Il a demandé de faire un bon usage des locaux, afin de maintenir le flambeau haut et permettre à l’édifice de conserver son lustre actuel. Aux responsables particulièrement, il demandera la réalisation des projets phares que l’institut s’est lui-même assignés.

    Il s’agit entre autres, selon le directeur général, Odon Bolarinwa Koupaki, de:

    -la numérisation des enseignements et documents comme les rapports de stages et autres mémoires;

    -le remodelage de la salle de lecture avec un espace bibliothèque plus convivial et moderne;

    -la sécurisation des diplômes;

    -la mise en place d’une cellule de recherches avec l’appui d’éminents professeurs d’universités; 

    -la consolidation du partenariat avec l’Agence internationale de la Francophonie pour diverses réalisations.

    Toutefois, Odon Bolarinwa Koupaki a dit compter sur l’apport des Etats-membres (Benin, Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte-d’Ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et le Togo), afin de permettre à l’Institut International des Assurances, de remplir sereinement toutes ses missions.

    Aline-Florence Nguini